Sophie Kinsella

Un week-end entre amis [Sophie Kinsella]

Un week-end entre amis

Pour ce premier billet, quoi de plus approprié qu’un roman écrit par l’une des romancières de chick-lit les plus connues ? J’avais beaucoup aimé son style d’écriture dans Twenties Girl et I’ve got your number qui s’inscrivent dans la pure tradition du roman feel-good puisqu’ils mettent en scène comme personnage principal une jeune femme dynamique enchaînant les péripéties rocambolesques tant dans sa vie professionnelle que dans sa vie amoureuse. Ce type de romans féminins classiques est drôle et sucré ; une gourmandise à savourer à la plage ou au coin du feu, avec un cocktail bien frais ou un thé fumant. Autant dire qu’en lisant le synopsis de Un week-end entre amis, j’avais hâte de découvrir les talents satiriques de Sophie Kinsella qui nous offre une comédie caustique sur la bourgeoisie anglaise avec une petite poignée de personnages principaux.

L’histoire : Trois couples se retrouvent le temps d’un week-end pour se remémorer leurs souvenirs de l’époque où ils vivaient encore dans la même rue, Seymour Road. Les retrouvailles se tiennent dans la splendide propriété de Patrick et Caroline. Entre match de tennis et cocktails autour de la piscine, le week-end de détente tourne rapidement au règlement de comptes. Les piques fusent, les égos se froissent et les mensonges se tissent avant que les vérités et les rancœurs n’éclatent au grand jour dans cette comédie acerbe et incisive où la sincérité des relations amicales et amoureuses est mise à rude épreuve.

Ce que j’en ai pensé : Au fil de l’histoire, les masques tombent et les personnalités se révèlent. Selon les points de vue adoptés, on se met à apprécier un personnage avant de le détester au détour d’un aveu inopiné. Bien que ce récit mette en scène des personnages issus de la bourgeoisie, le message que l’on peut tirer de ce roman peut s’appliquer à toutes les strates de la société car il porte sur le bien-fondé des comparaisons sociales, le pouvoir de l’argent et l’authenticité des sentiments. Peut-on réellement mesurer sa réussite personnelle et professionnelle en se comparant à ses « amis » ? Comment définit-on le succès ? Les amitiés et les amours sincères et désintéressés sont-ils possibles ?

On s’éloigne des codes et des mécaniques bien rodées de la chick-lit et on peut logiquement se demander : Happy ending or not happy ending ? Telle est la question. Sous une apparence superficielle se cache parfois quelque chose de profond. Voilà une raison de plus d’adorer la chick-lit et de se laisser surprendre par certaines histoires inattendues.

Ma note :

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2 commentaires sur “Un week-end entre amis [Sophie Kinsella]

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