Melissa Hill

Mariée dans l’année ! [Melissa Hill]

Chloé s’apprête à épouser Dan, l’homme de sa vie. Tout doit être parfait pour ce qui sera le plus beau jour de sa vie. De la robe de mariée à la salle de réception en passant par les invitations. Rien n’est trop beau pour épater son entourage. Malheureusement, ses plans ne se déroulent pas comme elle le souhaite lorsque l’imprimeur chargé des cartons d’invitation donne par erreur sa boîte à Laura Fanning, la meilleure amie de Nicola, l’ex-épouse de Dan dont elle ignore totalement l’existence ! Ce mauvais tour du destin ravive des blessures enfouies liées à un passé conjugal obscur et tourmenté.

En plus du retour de ses vieux fantômes, Nicola et ses deux amies Laura et Helen doivent également composer avec leur vie familiale et professionnelle parfois compliquée. Parviendront-elles à surmonter leurs difficultés et à trouver leur bonheur ?

Ce que j’en ai pensé : J’ai bien aimé ce roman où s’entrecroisent quatre destins, mais il ne m’a pas réellement transportée.

Les principaux personnages féminins sont intéressants et relativement bien construits. Les jeunes femmes doivent relever des défis qui leur sont propres — un divorce passé sous silence, une maternité non désirée, un entourage familial à l’esprit étriqué, etc. De grands thèmes classiques mais qui fonctionnent.

La narration est de bonne qualité, les intrigues secondaires satisfaisantes sans être exceptionnelles. Le point fort de ce récit demeure un rebondissement totalement inattendu sur l’une des héroïnes. Ce n’est pas le meilleur roman féminin mais il vaut la peine pour cette révélation étonnante bien négociée par l’auteure. Toutefois, c’est bien le seul moment où le roman surprend.

En lisant ce roman, vous aurez envie de découvrir l’Irlande, en particulier Dublin, tout en prenant soin d’éviter la campagne profonde dont l’auteure dresse un portrait bien peu reluisant.

Un roman sympathique et divertissant, mais qui peine à se démarquer.

Ma note : ♥ ♥

 

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Maggie Leffler

La vieille dame qui avait vécu dans les nuages [Maggie Leffler]

Résumé : Un roman sur le courage de ces femmes oubliées de l’Histoire qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont participé à l’effort de guerre.

A 87 ans, Mary Browning sent que le temps est venu pour elle de raconter son histoire et les secrets qu’elle garde enfouis depuis de si longues années. En fait, depuis le jour où un parachutiste est tombé dans le jardin de ses parents, faisant éclore son rêve : devenir aviatrice. Cette passion, Mary l’a vécue intensément, à chaque seconde de sa vie. Mais, en retour, elle a payé le prix fort, allant jusqu’à renier ses origines juives et sa famille pour suivre son destin.

A qui confier et transmettre le récit de ce qui fut à la fois son feu sacré et sa grande faute ? La réponse arrive en la personne d’une très jeune fille. En elle, Mary croit retrouver les traits de Sarah, sa sœur adorée qu’elle a dû abandonner. Un signe du destin qui marque le début d’une amitié aussi belle qu’improbable, faite de confidences et de récits extraordinaires jusqu’à l’émouvante révélation finale…

Ce roman est inspiré de faits réels — le rôle courageux et désintéressé joué par les femmes pilotes américaines pendant la Seconde Guerre mondiale, longtemps tenu secret. En 2009, Barack Obama leur a rendu hommage devant le Congrès.


Ce que j’en ai pensé : Grâce à la plate-forme NetGalley et aux éditions HarperCollins, j’ai eu la chance de découvrir ce merveilleux roman qui propose un très beau portrait de femme. Mary Browning est un personnage dont le destin est aussi tragique qu’extraordinaire. Au fil des chapitres, le lecteur découvre de nouvelles facettes du passé trouble de cette femme qui a connu une période charnière de l’Histoire.

La difficile féminisation du milieu de l’aviation

La Seconde Guerre Mondiale a permis à un certain nombre de femmes de découvrir les joies de l’émancipation, notamment en apprenant des métiers qui étaient jusqu’alors la chasse gardée des hommes. Ce roman présente avec beaucoup de réalisme et de justesse les difficultés rencontrées par les initiatives comme le WASP (Women Airforce Service) visant à former ces futures aviatrices qui doivent également composer avec le machisme de leurs « confrères », les mœurs d’une société encore rétrograde (les femmes ne devaient pas porter de pantalons ni sortir sans chaperon !) et les politiques réfractaires (un vote entraînant le démantèlement du WASP). En lisant ce récit, on se rend compte du chemin parcouru par les femmes et la société… même s’il reste encore beaucoup à faire.

La question de la religion

Même si le théâtre de guerre se trouve à des milliers de kilomètres, les États-Unis ne sont pas épargnés par les conséquences du nazisme. Ce roman nous montre à quel point il pouvait être handicapant d’être juif dans ce pays à cette époque-là ; par exemple, il existait des quotas pour intégrer la faculté de médecine (un fait illustré par le personnage de Sol, petit-ami de Mary, qui part s’installer à New York pour ses études). Les origines juives de Mary Browning constituent une source de conflits majeurs qui ont une incidence notable sur sa vie, en particulier au niveau des liens avec sa famille. Peut-elle trouver son bonheur tout en reniant ses origines ?

Un roman intergénérationnel

Lorsque le roman ne revient pas sur les jeunes années de Mary, il est ancré dans notre époque où Mary est désormais une vieille dame à la santé fragile. Dans le cadre d’un atelier d’écriture, cette dernière croise le chemin d’Elyse, une jeune lycéenne qui traverse une période très difficile — ses parents sont au bord du divorce, elle s’est brouillée avec sa meilleure amie et elle apprend que sa grand-mère a un cancer.

Les deux personnages vont ainsi se rapprocher et se soutenir dans leurs épreuves respectives. Rebondissement après rebondissement, le voile se lève sur les différents secrets et mystères pour finalement offrir au lecteur un dénouement émouvant.

Malgré la présence de quelques coquilles (une dernière révision ne serait pas superflue), l’écriture est fluide, les personnages sont bien construits et les intrigues demeurent captivantes. C’est un roman très humain et sensible qui a le mérite de mettre à l’honneur des femmes inspirantes.

Je recommande vivement cette belle lecture.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

Alexandra Potter

Les deux vies de Charlotte Merryweather [Alexandra Potter]

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Et si vous tombiez par hasard sur votre moi plus jeune, que feriez-vous ? Tenteriez-vous de vous donner des conseils et d’éviter de commettre des erreurs ? C’est ce qui arrive à Charlotte Merryweather, jeune trentenaire londonienne à la tête d’une petite agence de relations publiques.

L’histoire : Stressée, surmenée et minée par d’innombrables allergies, Charlotte est persuadée d’avoir aperçu son « moi » de dix ans de moins tandis qu’elle était coincée dans les embouteillages de Londres. Hallucination ou véritable voyage dans le temps ? Quoi qu’il en soit, cet événement hors du commun plonge Charlotte dans une introspection sur la décennie écoulée, la personne qu’elle est devenue et les erreurs qu’elle aimerait ne pas avoir commises.

Loin semble l’époque où elle s’accrochait à son rêve de devenir écrivain et courait les bad-boys, enchaînant les chagrins d’amour et les fins de mois difficiles. Cette vie bohème où elle était toujours fauchée est désormais bien révolue. Aujourd’hui Charlotte mène une vie, en apparence, idyllique — une carrière florissante dans la communication, un petit ami attentionné qui veut acheter une maison avec elle, une vie saine et dynamique entourée d’amis fidèles. La vie dont elle a toujours rêvé. Pourtant, est-ce vraiment la vie qu’elle voulait ?

Ce que j’en ai pensé : Voici une histoire qui m’a tenue en haleine de bout en bout. Charlotte est un personnage ultra « speed » qui vit à 100 à l’heure et cela se ressent dans la narration très dynamique, rythmée par les innombrables activités de l’héroïne, mais surtout son flux continu de pensées. On s’attache rapidement et aisément à ce personnage qui se trouve à un moment charnière de son existence. Alors qu’elle s’apprête à fêter ses 32 ans, elle rencontre par un concours de circonstances son moi de dix ans de moins, une Charlotte radicalement différente, plus hippie, têtue, naïve et candide, qui adore s’amuser, sortir en boîte et qui rêve de faire de sa passion son métier.

Au fil des rebondissements, on observe Charlotte avancer dans sa réflexion et son introspection. Elle analyse les choix qu’elle a fait au cours des dix dernières années, tant sur le plan personnel que professionnel. C’est un thème qui touchera n’importe quel lecteur. Après tout, qui n’a jamais rêvé de rencontrer son moi du passé pour lui donner des conseils, voire même l’empêcher de commettre certaines erreurs ? Et si c’était le meilleur moyen de se trouver soi-même ?

Agréable à lire, ce roman offre des épisodes drôles et cocasses, notamment avec les scènes rétrospectives où l’on découvre une toute autre Charlotte, mais également des passages poignants et émouvants, en particulier avec l’histoire secondaire autour de Vanessa, la meilleure amie de Charlotte qui traverse une mauvaise passe conjugale avec son mari Julian.

À l’image de la note de l’auteure, si vous aviez su… qu’auriez-vous conseillé à votre moi plus jeune ?
Ma note : ♥ ♥ ♥

Sophie Kinsella

Une maison de rêve [Sophie Kinsella]

Une maison de rêveLiz et Jonathan ont décidé de racheter une école privée très chic mais à l’avenir incertain. Le projet ambitieux se transforme peu à peu en cauchemar pour le couple qui pensait pouvoir financer cet achat en vendant leur maison. Malheureusement, les choses ne se passent pas comme prévu et les difficultés financières s’aggravent tandis que la remise à flot de cet établissement s’avère une tâche colossale. Ajoutons à ces déconvenues les amours compliquées des trois couples principaux, les désillusions professionnelles de chacun et la responsabilité parfois lourde que représentent les enfants des couples, vous obtenez une situation susceptible d’imploser à tout moment.

Ce que j’en ai pensé : Sophie Kinsella fait partie de mes auteures favorites. Elle propose un nouveau récit où se croisent les histoires de plusieurs couples. Malheureusement, je dois avouer que cet opus m’a déçue. Pour moi, l’histoire ne décolle jamais véritablement, les intrigues sont ennuyeuses et les personnages féminins sont tellement irritants qu’on ne parvient à s’identifier à aucun d’eux. Liz entame une relation extra-conjugale et commence à se comporter comme une ado ultra-sensible et irréfléchie. Anthea est une « mère-hélicoptère » exaspérante et hautaine. Quant à Ginny, elle s’apparente à une Londonienne capricieuse qui n’attend que la gloire de son mari d’acteur pour enfin vivre la vie dont elle rêve (une vie qui, somme toute, semble très matérialiste). Alice, la fille ado de Liz et Jonathan, est en revanche intéressante. Elle traverse une période de vie difficile, s’éprend du mari de Ginny et essaie de trouver sa place dans une école où elle réalise qu’elle n’a pas suffisamment d’amis. Jonathan est un personnage qui aurait mérité d’être développé davantage car c’était bien le plus adulte et le plus responsable de tous.

En conclusion, le scénario n’est pas captivant, les personnages sont relativement insignifiants et le dénouement décevant.

Ma note : ♥

Catherine Choupin

Le livre qui rendait fou d’amour [Catherine Choupin]

Le Livre qui rendait fou d'amour par [Choupin, Catherine]Résumé — Lénore constate que l’un de ses romans ensorcelle inéluctablement les lecteurs. Edgar, qui fait partie des nombreuses victimes, prend plusieurs identités successives sur Facebook pour tenter de se faire aimer en retour. La fatalité qui pèse sur l’ouvrage maudit prend alors un tour inattendu.

Ce que j’en ai pensé — Merci à Librinova de m’avoir proposé de lire ce roman qui traite du pouvoir magique des mots et de la relation spéciale qui se noue entre les auteurs et leurs lecteurs. Au fil de leurs échanges sur Internet, Lénore et Edgar tombent éperdument amoureux l’un de l’autre. Ce n’est pas un coup de foudre physique, mais la rencontre de deux âmes sœurs — deux esprits partageant la même passion pour la littérature, la poésie et la culture. Rédigé avec finesse et élégance, ce récit égraine de nombreuses références que l’auteure explique à la fin (une excellente idée !), ce qui a l’avantage de donner de bonnes idées de lectures complémentaires.

J’ai particulièrement aimé le contraste fond/forme : Lénore et Edgar apprennent à se connaître grâce aux technologies modernes comme la jeune génération, mais le contenu de leurs discussions est atypique en raison des connaissances culturelles et littéraires très pointues des deux personnages. Férus de poésie, ils s’appréhendent à distance, se jaugent et distillent des indices subtils quant à leurs sentiments. C’est fin, habile et romantique… à mille lieues des conversations parfois superficielles et primitives sur la toile.

Ce roman saura séduire les lecteurs et lectrices désireux de se plonger dans une véritable romance. Page après page, le lecteur peut vivre par procuration une belle histoire d’amour contée avec délicatesse.

Un livre qui porte bien son nom.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

Guinevere Glasfurd

Les mots entre mes mains [Guinevere Glasfurd]

Résumé : Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?

Ce que j’en ai pensé : Je tiens à remercier les éditions Préludes de m’avoir permis de découvrir cette petite perle. Je ne m’attendais pas à me plonger dans une histoire aussi émouvante. La narration est d’une grande qualité — des tournures fluides et soignées, des rebondissements qui s’enchaînent bien et confèrent un bon rythme au récit.

Œuvre de fiction, ce roman se fonde tout de même sur une relation amoureuse avérée, quoique méconnue, entre le célébrissime philosophe français et une jeune domestique ; une situation potentiellement explosive pour l’époque. Douce et attachante, Helena incarne un personnage avant-gardiste avide de liberté. Malgré sa condition sociale, elle est captivée par les mots et l’écriture. Intelligente, elle a appris à lire et écrire, ce qui est un fait rare pour une domestique à cette époque. Elle ne cherche pas à vivre au crochet d’un homme à tout prix, faisant preuve d’une capacité de réflexion remarquable lorsqu’elle s’interroge sur la tournure de sa relation avec celui qu’elle appelle « le Monsieur ».

Parfaitement consciente de sa force intérieure, elle ne ménage pas ses efforts pour trouver sa place dans une société où la femme est loin d’être l’égale de l’homme et où les mères célibataires sont mises au ban de la société. Déterminée, elle tente de vivre de ses créations car elle se sait capable d’assumer financièrement sa fille. Cela l’amène à essuyer des refus parfois humiliants auprès des professionnels qui lui affirment sans ménagement que le problème est sa condition de femme. Si elle avait été un homme, les portes se seraient ouvertes beaucoup plus facilement pour elle. Cela ne l’empêche pas de rester actrice de sa vie. Elle n’attend pas passivement que le Monsieur revienne de ses nombreux déplacements pour prendre soin de la petite Francine. Impossible de ne pas être touchée par sa force de caractère qui est mise à rude épreuve — plusieurs malheurs viennent frapper cette femme au destin singulier.

Rangs sociaux, poids de la religion, mœurs, croyances et pratiques médicales d’un autre temps… ce roman dresse un tableau éloquent d’une époque complexe peu favorable à l’épanouissement et l’émancipation des femmes.

Je recommande vivement ce roman passionnant avec pour toile de fond la société néerlandaise du siècle d’or.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

Lorelei Mathias

Arrête de flâner, Cupidon ! [Lorelei Mathias]

Amélie Holden est une rédactrice publicitaire accomplie dans une importante société londonienne. Indépendante et avide de liberté, elle vit son célibat avec joie, collectionnant les aventures et déclarant ouvertement son refus du mariage. Mais, lorsque sa meilleure amie Claire lui annonce qu’elle va se marier, Amélie commence à se poser des questions sur sa vie personnelle. Ses doutes et ses incertitudes se renforceront davantage lorsqu’elle tombera par hasard sur Jack, son ex qui lui a brisé le cœur, lors d’une séance de speed-dating qu’elle doit « subir » afin d’élaborer sa prochaine campagne publicitaire pour Fast Love, une entreprise spécialisée dans la rencontre amoureuse accélérée. Amélie trouvera-t-elle le courage de pardonner à Jack ses erreurs passées ? Arrivera-t-elle à trouver des points positifs à ces rencontres chronométrées ?

Ce que j’en ai pensé : En refermant le livre, j’ai trouvé que l’histoire était certes plaisante, mais surtout banale. Le manque d’originalité fait que l’intrigue ne décolle jamais véritablement. Bien que l’écriture soit fluide et les péripéties relativement divertissantes, cela reste convenu et, au bout du compte, peu mémorable. Pourtant le speed-dating est un thème dans le vent et présente l’avantage d’offrir une perspective parfois cocasse des relations humaines. Mais, les scènes s’enchaînent, prêtent à sourire de temps à autre, sans jamais vraiment provoquer le rire ou une quelconque émotion très profonde. En conclusion, c’était une histoire sympathique mais que j’oublierai tout aussi vite.

Ma note : ♥