Lynda Guillemaud

Les ombres de Brocéliande [Lynda Guillemaud]

Gabriel, jeune architecte parisien, apprend qu’il hérite d’un manoir en pleine forêt de Brocéliande, en Bretagne.
Au début indifférent à cette bâtisse qui lui vient de ses grands-parents, Gabriel se laisse peu à peu séduire par la maison… et par Marion, la charmante notaire qui s’occupe de la succession.
Une fois en Brocéliande, il apprend aussi à aimer cette mystérieuse forêt légendaire, tout en découvrant graduellement une histoire familiale dominée par la figure d’Eugénie, sa grand-mère paternelle.
Pourquoi Gabriel ne l’a-t-il jamais connue ?
Que sait Pauline, la vieille dame qui a accompagné Eugénie jusqu’à sa mort ?
Et pourquoi le chat d’Eugénie a-t-il si spontanément adopté le jeune homme à son arrivée ?
En cherchant des réponses à toutes ces questions, Gabriel plonge dans un passé douloureux qui lui révélera des secrets bien gardés et le mettra face à lui-même…

Ce que j’en ai pensé : Les ombres de Brocéliande est un roman très agréable à lire. Essaimé de légendes celtiques, il invite le lecteur à se plonger dans les mythes du cycle arthurien et la magie bretonne. Les personnages sont attachants et la narration fluide. L’intrigue regorge de mystères et de secrets de famille. On se prend facilement au jeu, suivant le déroulement de l’enquête menée par Gabriel et Marion, deux trentenaires qui partagent de nombreux points communs, notamment sur le plan des peines de cœur.

De la Bretagne à Paris, ce récit offre un contraste intéressant entre le rythme effréné de la capitale et le quotidien tranquille au cœur de la célèbre forêt.

De manière générale, c’est un roman divertissant et rythmé, qui se lit facilement et offre un bon moment de détente.

Toutefois, j’ai quand même quelques réserves sur deux rebondissements (ATTENTION, SPOILERS) :

En premier lieu, les amours contrariées entre Alice et Jean à Paris. Leur rencontre relève de la pure coïncidence. Ce n’est pas inconcevable, certes, mais j’ai trouvé que cette relation entre deux personnages qui ignorent leur lien de parenté, était un peu étrange.

Enfin, l’histoire de la fille d’Eugénie. Partons du principe qu’un soldat des années 1950 puisse réellement partir en mission en Centrafrique avec un nourrisson (avec une gouvernante ? peut-être…), il relève de la plus grande des coïncidences que, après le décès du père, l’enfant soit finalement adoptée par un couple vivant dans la ville natale de l’enfant.

Ces événements contribuent effectivement à faire progresser le récit et à réunir les personnages principaux. Ils n’entravent en rien le caractère divertissant du roman, mais c’est assez surprenant.

Brocéliande exerce peut-être une force puissante sur ses habitants ?

Quoi qu’il en soit, je suis contente d’avoir eu la possibilité de découvrir ce roman. Il m’a beaucoup plu et je pense qu’il suscitera l’intérêt des amateurs des fées, du merveilleux et des fins heureuses.

Ma note : ♥ ♥ ♥

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