Madame de Villeneuve

La Belle et la Bête [Madame de Villeneuve]

20170322_184346Un marchand fortuné a de nombreux enfants. Il va perdre toutes ses richesses et partir pour retrouver son dernier vaisseau, dont il espère qu’il recèle encore quelques trésors. Peine perdue, il prendra le chemin du retour pauvre et harassé. En cours de route il va s’arrêter dans un superbe château où règne la Bête. Après s’être rassasié et s’être reposé, le marchand fera la promesse de ramener ici et de donner au seigneur de ce lieu une de ses filles. Mais une de ses filles sera-t-elle assez courageuse pour vivre ici sans se fier aux apparences ?

4e de couverture — Dans le texte de Madame de Villeneuve, la Bête demande à la Belle, chaque soir, en une sorte de rituel : « Voulez-vous coucher avec moi ? ». On lit généralement ce conte dans la version moralisée de Madame Leprince de Beaumont qui a fait disparaître la déviance qu’emportait avec lui le récit premier. Cette fable-ci, parce qu’elle rameute ce qui, habituellement, se dissimule sous la merveille, met à nu l’inavouable désir : cela, que la Bête ne voulait pas reconnaître et qu’elle allait enfin connaître en consentant à la Bête. La version de Mme de Villeneuve rappelle qu’il est du rôle de la Belle de soupçonner la Bête, de la quérir comme sa vérité et, si c’est nécessaire, de la reconstituer par son désir : le Monstre n’est-il pas en effet la figure qui – dans les mythes déjà et les contes aussi – autorise la délinquance ?

Ce que j’en ai pensé : Nous connaissons tous la version enchanteresse de Disney — elle compte parmi mes histoires favorites de l’univers merveilleux de la souris la plus célèbre au monde. À l’occasion de la sortie de la dernière adaptation de La Belle et la Bête, je me suis replongée dans cette version originale souvent oubliée tant le scénario de départ est différent du scénario rendu populaire par Walt Disney.

D’ailleurs, si vous souhaitez regarder une version cinématographique qui s’en rapproche, je vous conseille le film La Belle et la Bête de Christophe Gans avec Vincent Cassel et Léa Seydoux (sorti en 2014) qui s’est fortement inspiré de cette toute première version du conte.

Ce livre est écrit avec une immense délicatesse, dans un français aussi désuet que raffiné, le tout offrant plusieurs niveaux de lecture et un certain sens de l’érotisme. On est loin du monde de Disney, c’est pour cela qu’il est très peu pertinent, à mon sens, de les comparer. Chacun offre un univers magique singulier et une histoire ensorcelante à sa manière.

C’est un merveilleux conte offrant un message moral qui est toujours tout aussi valable de nos jours.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

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