Snow Queen [Michael Cunningham]

SnowQueenUn hiver, à Central Park, Barrett aperçoit une lumière mystérieuse. L’instant lui évoque son frère, Tyler, junkie, musicien doué et déchu ; Beth, la fiancée de Tyler, rongée par un cancer ; Liz, l’amie, leur presque mère ; et éclaire aussi ses failles et ses amours déçues. Un signe, sublime. Comme l’amour qui unit ces êtres blessés. Si le temps et les rêves passent, reste la tendresse. Grand romancier des âmes perdues et de la mélancolie, Michael Cunningham tisse une puissante fable moderne sur l’amour, fraternel, éternel, et la rédemption. Inoubliable.

Ce que j’en ai pensé : Le synopsis était plutôt sombre, mais entre la couverture de NYC sous la neige, l’utilisation du rose et le commentaire en ruban du magazine Elle « Michael Cunningham revisite La Reine des Neiges d’Andersen et nimbe New York de magie », je m’attendais à un récit un chouïa plus girly et optimiste. C’était mal connaître cet auteur primé pour le célèbre roman Les heures adapté au cinéma plusieurs années auparavant ; film que j’avais d’ailleurs vu et trouvé déprimant ! Cela aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

De manière générale, j’ai eu du mal à identifier la structure, à trouver un début, un milieu et une fin. C’est une roman très particulier où l’ambiance est plombante. Les personnages principaux sont aux prises avec une crise existentielle majeure. Entre les peines de cœur de Barrett, les problèmes de drogue de Tyler et le combat de Beth contre le cancer, je trouve que l’on est très loin de la promesse « visuelle » de départ : de la neige, du rose et de la magie ! Certes, la qualité de l’écriture vaut le détour, même si la langue est parfois un brin prétentieuse.

Bref, je trouve que le design de la couverture est plutôt trompeur. Je saurai à l’avenir que cet auteur n’est pas du tout un auteur de romans dits « feel good » !

Ma note : ♥ (=Assez déçue)

The Land of Stories: The Enchantress Returns Book 2 [Chris Colfer]

17722973After decades of hiding, the evil Enchantress who cursed Sleeping Beauty is back with a vengeance.

Alex and Conner Bailey have not been back to the magical Land of Stories since their adventures in The Wishing Spell ended. But one night, they learn the famed Enchantress has kidnapped their mother! Against the will of their grandmother, the twins must find their own way into the Land of Stories to rescue their mother and save the fairy tale world from the greatest threat it’s ever faced.

My thoughts on the novel: I had been utterly bewitched by the first installment, so I was eager to dive into the second book of Alex’s and Connor’s magical adventures. The author once again revisited the story of some famous fairytale characters, offering a fascinating new narrative.

The book focuses on a high-profile villain better known as Maleficient in our regular versions of the Sleeping Beauty tale. The background story the author has concocted for the Enchantress is riveting and compelling. Once more, the reader is given some valid life lessons about love, friendship and compassion. For children and adults alike, the Land of Stories series is a beautifully written storyline that you won’t be able to put down until you reach the end.

The Enchantress Returns is a gripping, captivating and touching fairytale. Highly recommended!

Bring on Book 3!!

My score: ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ (=a must-read)

Les orphelins du bout du monde [Harmony Verna]

Au début du XXe siècle, une somptueuse histoire d’amour à l’atmosphère ensorcelante, avec pour toile de fond les vastes plaines de l’Ouest australien, terres ancestrales du peuple aborigène. 

Abandonnée par sa famille dans le désert australien, Leonora est une miraculée. Confiée à un orphelinat, la fillette tisse une amitié aussi forte qu’éphémère avec un petit irlandais rebelle, James O’Reilly. Mais leurs chemins se séparent lorsque Leonora est adoptée par les Fairfield, un couple d’industriels américains.

Des années plus tard, c’est une belle héritière qui débarque sur les terres australes, au bras de son époux, le séduisant et ambitieux Alex Harrington, chargé de gérer la mine des Fairfield. Mais alors que le couple s’installe dans sa nouvelle demeure de Wanjarri Downs, Leonora croise le chemin de James, embauché pour diriger le ranch. Les retrouvailles sont délicates : leur amitié, toujours aussi forte, doit rester secrète car Alex ignore tout du passé de Leonora. Mais comment résister à cette force qui semble pousser Leonora irrémédiablement dans les pas de James ?

Leonora veut divorcer, cesser cette mascarade ; ses sentiments pour Alex sont morts. Mais ce dernier mis au défi par sa femme, harcelé par les mineurs qui se mutinent contre lui, va bientôt laisser éclater une violence folle, terrible, dont personne, pas même James, ne sortira indemne…

Ce que j’en ai pensé : L’Australie tient une place très spéciale dans mon cœur. Par conséquent, je suis naturellement attirée par les romans qui se déroulent dans ce cadre fabuleux. En lisant le résumé de ce livre, je m’attendais à une histoire poignante et émouvante. Cela fut bel et bien le cas. Préparez-vous à sortir les mouchoirs car vous avez là une fresque bouleversante !

Quelle destinée que celle de tous ces personnages que la vie n’a pas épargnés ! Le lecteur se prend facilement d’affection pour la petite Leonora ballotée du bush à l’orphelinat avant d’intégrer une riche famille aux États-Unis. Elle est si souvent malmenée que l’on n’en vient à se demander si la vie va finir par lui offrir un peu de répit et de bonheur. L’auteure nous offre avec Leonora et James une histoire à rebondissements véritablement captivante que je vous conseille vivement de lire jusqu’au bout pour en connaître l’épilogue. Pour cela, il faudra dévorer 576 pages. Ma crainte initiale était qu’un tel pavé s’accompagnerait de longueurs enquiquinantes. Eh bien, pour une fois, je n’ai pas vu le temps passer ! C’est une intrigue très rythmée qui m’a fascinée. L’écriture est fluide, imagée, vivante. On voit vraiment le film défiler devant les yeux au fil des chapitres.

Tous les ingrédients sont réunis dans cette saga réussie qui est à la fois dépaysante et instructive. Dans ces terres hostiles du début du XXe siècle, le lecteur en apprend plus sur le traitement du peuple aborigène, la culture locale et la vie quotidienne rude des mineurs. Entre la pauvreté, les maladies et la condition féminine, l’auteure n’a pas ménagé ses efforts pour planter un décor dramatique mais crédible. Petite mention spéciale pour le personnage déchirant de Ghan que l’on découvre en filigrane. Cabossé par la vie, il tient un rôle secondaire mais pourtant capital dans le destin de Leonora et de James. Ses apparitions ne sont jamais anodines et très bien mises en avant par l’auteure.

Les orphelins du bout du monde est une excellente surprise que je recommande vivement.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ (=Coup de cœur)

Forks, Knives and Spoons [Leah DeCesare]

There are three kinds of guys: forks, knives, and spoons. That is the final lesson that Amy York’s father sends her off to college with, never suspecting just how far his daughter will take it. Clinging to the Utensil Classification System as her guide, Amy tries to convince her skeptical roommate, Veronica Warren, of its usefulness as they navigate the heartbreaks and soul mates of college and beyond. Beginning in 1988, their freshman year at Syracuse University, Amy and Veronica meet an assortment of guys—from slotted spoons and shrimp forks to butter knives and sporks—all while trying to learn if the UCS holds true. On the quest to find their perfect steak knives, they learn to believe in themselves—and not to settle in love or life.

My thoughts on the book: I had first requested the novel on NetGalley but wasn’t quick enough to download the file that was archived shortly after. Anyway, I was really keen on reading it because I was curious about the whole kitchen utensil classification of men. So, months later, I finally took the time to buy a copy online and read it.

Overall, I thought the novel was endearing and entertaining. It was fun to read about the American college experience. The fraternity and sorority societies are culturally foreign to me, but I enjoyed reading about them. Somehow, the action unfolding in Syracuse University made me think of the US show Felicity also set at a time when people didn’t have smartphones or Internet and still used letters and audio tapes. There’s a real sense of nostalgia for this decade.

It’s a well-paced novel with a deep message for girls. It’s moving to watch the main characters navigate college life, love life and friendships. Even though there were some lengthy moments when I slightly disconnected from the intrigue, I had a very good time seeing Amy, Veronica and Jenny grow into mature women, laughing with them during their attempts to categorize men and find their right match, their steak knife! 😊

I like that the story starts at the end of the eighties and then covers a vast period of time. It gives enough time to watch the protagonists evolve in a credible way. The relationships between Andrew and Amy, but also Amy and Matt are a major highlight of the book. But I must say that I have a soft spot for Joey and Veronica who are an unusual but heart-melting pair.

All in all, if you’re looking for a heartwarming, fun and witty novel, I really recommend Forks, Knives and Spoons.

My score: ♥ ♥ ♥ ♥ (=I loved it)