J.K.Rowling

Une place à prendre [J.K. Rowling]

15782391Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable.

Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie.

Attendue de tous, J.K. Rowling revient là où on ne l’attendait pas et signe, avec ce premier roman destiné à un public adulte, une fresque féroce et audacieuse, teintée d’humour noir et mettant en scène les grandes questions de notre temps.

Ce que j’en ai pensé : En toute honnêteté, si j’ai choisi de lire ce livre, c’est en grande partie en raison du nom de l’auteure. J.K. Rowling a atteint un tel niveau de respectabilité dans le monde d la littérature que son nom suffit à convaincre le lecteur de choisir son livre par rapport à d’autres. Elle a tellement révolutionné la littérature jeunesse que l’on ne peut qu’être intrigué par ses livres relevant de la littérature adulte. Certes je n’avais pas été très emballée par son autre roman, L’appel du Coucou, mais j’avais tout de même souligné les qualités littéraires de ce livre. Et il en va de même pour cet opus. J.K. Rowling est un écrivain de talent, mais je dois bien reconnaître que j’ai beaucoup de mal à adhérer à son univers dans la littérature adulte. Si ce livre avait été écrit par n’importe qui d’autre, je n’aurais pas fait l’effort d’aller jusqu’au bout… Parce que franchement, que ce fut difficile d’arriver à la 680e page !!!

Commençons par les points forts de « Une place à prendre » :

– La critique satirique de la mentalité détestable d’une petite bourgade où tout le monde se connaît et où les commérages pourrissent la vie des habitants qui ont tous des secrets, des squelettes dans le placard, voire des histoires sordides ou embarrassantes à dissimuler.

– L’opposition entre ceux qui se considèrent comme les « notables » et la population moins fréquentable des « Champs », un quartier populaire qui sert de catalyseur pour tous les griefs des uns et des autres.

– La façon dont l’auteure parle de la misère humaine, en particulier à travers la famille Weedon.

En somme, c’est une œuvre qui offre une perspective non édulcorée sur un vaste éventail de drames humains (la toxicomanie, le harcèlement scolaire, le viol, la pauvreté, etc.). Un portrait qui met en exergue tout ce qu’il y a de pire dans le genre humain, notamment l’hypocrisie, le mensonge, la mauvaise foi, la mesquinerie, le mépris, et j’en passe !

Cependant, ce livre s’est révélé beaucoup trop long. Pour moi, cela a été une corvée d’arriver jusqu’au bout. En raison du thème de fond, il n’y a pas un seul moment de légèreté susceptible d’apporter une bouffée d’oxygène au lecteur. Autrement dit, il faut avaler près de 700 pages de péripéties plus sombres et bouleversantes les unes que les autres sans aucun répit !

Les points faibles selon moi :

– Le nombre trop important de personnages. C’est une lecture exigeante qui impose une concentration soutenue pour tenter de se rappeler qui est apparenté à qui. Il faut savoir que dans ce petit village, tous les personnages se connaissent et sont plus ou moins « amis » ou liés par certains intérêts (école, conseil paroissial, le salon de thé la Théière en cuivre, relations extraconjugales). Bref, c’est un beau melting polt où il est difficile de rester au fait. Il s’agit donc d’un tableau hyper complexe se composant de multiples intrigues interconnectées.

– L’écriture parfois très crue et vulgaire, notamment avec les personnages de Terri et de Krystal. C’est un festival de grossièretés, de comportements orduriers et de scènes parfois salaces. Certes, les dialogues des Weedon y gagnent en crédibilité, mais c’est parfois lourd chapitre après chapitre vu la longueur interminable du livre.

– La longueur du livre. Pourquoi faire durer aussi longtemps ? Je pense qu’avec une intrigue resserrée, mon attention et mon intérêt ne se seraient pas étiolés à ce point ! Cela m’a totalement gâché le plaisir de la lecture. J’avais hâte que ça se termine — précisément ce que l’on ne veut pas vivre en lisant un livre !

En conclusion, je suis tout de même contente d’avoir réussi à terminer cette nouvelle odyssée « rowling-esque ». Après avoir lu ses deux pavés (L’Appel du Coucou et Une place à prendre), je ne peux que reconnaître le talent de l’auteure qui est capable de créer des œuvres aussi ambitieuses, mais je ne suis pas du tout sensible à l’univers de Rowling dans la littérature adulte.

Ma note : ♥ (=Assez déçue)

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