Heather Young

Un été près du lac [Heather Young]

1935. Comme tous les ans, Lucy, Lilith et leur petite sœur Emily viennent passer l’été en famille dans leur chalet, sur les bords d’un lac du Minnesota. Mais un matin, Emily est introuvable. Qu’est-il arrivé à l’enfant de six ans ? Nul ne semble le savoir. Et alors que, fou de douleur, leur père se suicidera, Lucy, Lilith et leur mère resteront toute leur vie dans ce chalet, à attendre l’improbable retour de la petite préférée.

1999. Lucy vient de mourir, léguant le chalet et tous ses biens à sa petite nièce Justine. Un héritage qui arrive juste à temps pour la jeune femme qui doit fuir San Diego et une histoire d’amour abusive, pour mettre à l’abri ses deux filles. Mais le vieux chalet n’a rien d’une chaleureuse villégiature. La maison est isolée, bientôt prisonnière de la neige qui recouvre le Minnesota ; son seul voisin est un vieil homme bourru, probablement fou. Et alors que la jeune femme tente de transformer la lugubre bâtisse en foyer pour elle et ses filles, son aînée développe soudain une étrange obsession pour Emily, leur aïeule disparue.
Car la maison n’a pas dévoilé tous ses secrets. Là, dans les affaires laissées par Lucy, se cache un journal. Les Mémoires d’une petite fille naïve qui a laissé se dérouler un drame si terrible que, soixante ans plus tard, sa famille en porte encore la trace…

Plein de suspense et d’émotion, un drame familial à l’atmosphère digne de Daphné du Maurier, pour décrire le poids de la culpabilité, la jalousie entre sœurs et la folie de l’amour.

Ce que j’en ai pensé : Un été près du lac est une saga familiale bouleversante avec pour toile de fond la mystérieuse disparition d’une enfant de six ans ; un thème dramatique qui joue le rôle de fil rouge dans ce roman qui brosse le portrait de femmes certes fortes et déterminées, mais chacune en proie à ses propres démons.

Rédigée dans le cadre d’une alternance temporelle passé/présent, l’intrigue comporte plusieurs parallèles comme les liens compliqués entre sœurs, mais également les déboires sentimentaux de trois générations de femmes à la personnalité complexe : Lilith, Maurie et Justine n’ont malheureusement pas de chance en amour. Oubliez les histoires où l’homme idéal arrive comme par magie, offrant aux héroïnes principales une fin heureuse digne de contes de fées. L’histoire est poignante, quoique source d’espoir, notamment vis-à-vis de l’épilogue accordé à Justine. Les portraits psychologiques dressés par l’auteure sont justes et convaincants, suscitant la bonne dose d’empathie chez le lecteur, sans pour autant tomber dans un pathos exagéré.

En somme, j’ai beaucoup aimé découvrir ce roman émouvant où l’on se laisse happer par cette ambiance sombre et prenante où les non-dits règnent en maîtres. D’ordinaire adepte des histoires légères « feel-good » qui se terminent bien, je dois avouer que de temps en temps il est paradoxalement plaisant de se plonger dans ce genre de roman plus sombre, en particulier lorsque l’écriture est aussi agréable et fluide à lire. La révélation finale est inattendue et particulièrement bien écrite avec beaucoup de poésie.

Un été près du lac est un roman touchant et saisissant que je recommande à ceux et celles qui aiment les sagas familiales riches en rebondissements, où les secrets profondément enfouis parviennent enfin à éclater au grand jour.

Ma note :  ♥ ♥ ♥ (=J’ai beaucoup aimé)

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