Catherine Robertson

La maison aux secrets [Catherine Robertson]

34114225Depuis que son petit garçon a Ă©tĂ© renversĂ© par une voiture, April Turner ne vit plus. Cela fait cinq ans maintenant qu’elle s’est Ă©cartĂ©e de tout ce qu’elle aime et de tous ceux qui l’aiment, et entend bien continuer son existence ainsi. Lorsqu’une lettre lui parvient de la part d’un notaire anglais, l’informant qu’elle est l’hĂ©ritiĂšre d’une propriĂ©tĂ© abandonnĂ©e en Angleterre, Empyrean, la jeune femme tente de rĂ©sister. Mais le mystĂšre entourant cet hĂ©ritage est intrigant, et elle dĂ©cide de quitter temporairement la Nouvelle-ZĂ©lande pour le vieux continent, oĂč elle va rencontrer des habitants Ă©tonnants, notamment Sunny, dite Lady Day, qui approche des 90 ans. Sunny avait connu Empyrean lors de son Ăąge d’or, et son histoire rend le passĂ© encore plus vivant. Mais April sera-t-elle prĂȘte Ă  renoncer Ă  ses principes pour, enfin, revivre Ă  nouveau ?
Une histoire qui vous apprend ce que signifie ĂȘtre vivant


Ce que j’en ai pensé : Best-seller en Nouvelle-ZĂ©lande et laurĂ©at du Nelson Public Library Award, La maison aux secrets s’annonçait comme un roman bouleversant sur le thĂšme du deuil. L’idĂ©e que le personnage principal, April Turner se rende en Angleterre pour une affaire d’hĂ©ritage ajoutait une pointe de mystĂšre qui me plaisait. Au fond, je ne sais pas trop Ă  quoi je m’attendais entre la couverture aux allures de Downton Abbey et le titre Ă©vocateur, mais je dois bien avouer qu’en dĂ©pit des qualitĂ©s du roman, je reste quand mĂȘme un peu déçue par deux Ă©lĂ©ments clĂ©s : le rythme de l’intrigue qui Ă©tait trop lent Ă  mon goĂ»t et les personnages auxquels je n’ai pas rĂ©ussi Ă  m’attacher, exception faite de Sunny, une vieille dame Ă  la personnalitĂ© haute en couleur.

D’une Ă©criture soignĂ©e, ce roman avance au rythme de la lente rĂ©flexion intĂ©rieure d’April, mais aussi au rythme de la nature. En effet, entre la rĂ©novation de la vieille bĂątisse et les travaux de jardinage pour remettre en ordre la propriĂ©tĂ© dĂ©crĂ©pite laissĂ©e Ă  l’abandon, ce livre fait la part belle Ă  la nature avec une vĂ©ritable plongĂ©e dans le monde du jardinage. D’ailleurs, l’auteure a prĂ©cisĂ© dans ses remerciements qu’elle avait mĂȘme achetĂ© l’EncyclopĂ©die populaire du jardinage. Alors, oui, c’est une lecture Ă©clairante sur ce sujet, mais j’ai eu du mal Ă  adhĂ©rer Ă  l’univers global. Le cƓur du roman demeure le travail interne menĂ© par April qui s’est imposĂ©e une vie exempte de tout bonheur (aussi simple soit-il) car elle s’estime responsable de la mort de son fils. Au fil des chapitres et au grĂ© de ses interactions avec le casting de personnages (notamment Jack et Oran), elle va progressivement modifier sa vision de la vie.

Par ailleurs, le passĂ© vient Ă©clairer la narration avec des flashbacks rĂ©guliers Ă  l’époque de la jeunesse de Sunny ; une structure que j’affectionne particuliĂšrement dans les romans. Mais, une fois encore, je n’ai pas rĂ©ussi Ă  m’attacher Ă  l’intrigue et aux personnages, en particulier James.

Bien que je n’aie pas Ă©tĂ© trĂšs sensible Ă  l’histoire, je tiens tout de mĂȘme Ă  souligner la qualitĂ© du dĂ©nouement qui est bel et bien au rendez-vous. J’ai trouvĂ© que le cheminement d’April avait abouti Ă  un Ă©pilogue satisfaisant et plein d’espoir.

Ma note : ♄ ♄ (=j’aime bien sans plus)

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