Rachel Johnson

Le Diable vit à Notting Hill [Rachel Johnson]

12357976L’argent ne fait pas le bonheur… même quand on habite un square privé de Notting Hill, l’adresse la plus branchée, la plus recherchée, la plus snob de Londres. Prenez Clare et Mimi. Elles ont moins de quarante ans, sont mariées, copines, voisines, mènent une existence de rêve. Jusqu’au jour où débarque un milliardaire américain, célibataire, la tentation incarnée. Chassés-croisés amoureux et intrigues immobilières se succèdent alors sur la verte pelouse et ce coin de paradis si cher payé se révèle infernal. Notting Hill ? Notting Hell plutôt! La tranquillité des beautiful people vole en éclats.

Mon avis : Vous vous souvenez de la scène finale du film Coup de foudre à Notting Hill ? On y voit une Julia Roberts enceinte en train de se reposer sur un banc, la tête sur les genoux d’un Hugh Grant plongé dans un roman. Ils se trouvent dans un parc privé du célèbre quartier… Eh bien, prenez ce décor bucolique, plantez-y des personnages mordants et un brin hypocrites, un zeste d’humour so british et saupoudrez le tout d’un peu de magie à la sauce Desperate Housewives — vous obtiendrez le roman Le Diable vit à Notting Hill.

Hollywood nous aurait donc offert tout un tissu de mensonges ?! Vivre à Notting Hill n’est pas aussi idyllique et apaisant qu’on le voit dans le film. Oui, si l’on en croit l’auteure, Rachel Johnson qui est une ancienne résidente de l’un de ces fameux « squares » privés ultra sélects où la vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Le lecteur découvre un quotidien où l’hypocrisie et les faux semblants règnent en souverains absolus. Ce microcosme ultra privilégié se compose d’architectes, de banquiers, d’épouses-trophées et d’autres milliardaires qui n’hésitent pas à se faire des coups tordus malgré les sourires de façade échangés lors des soirées de voisinage très glamour.

Ce roman s’inscrit dans la chick-lit pure avec une histoire aussi légère que piquante où l’on apprécie de suivre la vie pas toujours toute rose des « beautiful people ». Si vous rêvez de vivre dans ce quartier, vous changerez sûrement d’avis après avoir réalisé que derrière les belles bâtisses victoriennes hors de prix se cache un voisinage pas toujours bienveillant et sympathique.

J’ai passé un agréable moment avec cette comédie de mœurs dans un jardin anglais. La plume de l’auteure est fluide et convaincante, d’autant qu’elle parle d’un cadre de vie qu’elle a elle-même fui. Dans ce genre de roman, je me demande toujours comment l’auteure va négocier l’épilogue car il existe toujours le risque de tomber dans le cliché. Eh bien, j’ai eu le plaisir de découvrir une fin plutôt satisfaisante et cohérente avec le récit.

Petit bémol tout de même : les innombrables descriptions de l’apparence physique et des tenues vestimentaires des personnages sont un peu lourdes à la longue. Cela souligne certes l’aspect superficiel de leur existence et de leurs centres d’intérêt, mais sur le plan narratif, cela alourdit le récit. Je préfère un récit qui enchaîne les rebondissements et les actions des personnages, plutôt que les descriptions au kilomètre de leurs habits, aussi chic et chers soient-ils.

En résumé, je conseille ce livre si vous avez envie de passer un moment de détente sans prise de tête. Par ailleurs, si vous vous prenez à envier la vie de cette communauté privilégiée de Notting Hill, vous aurez une toute nouvelle appréciation de votre propre quotidien certes moins bling-bling mais ô combien plus authentique à de nombreux égards.

Verdict : ♥ ♥ ♥ (=j’ai beaucoup aimé)

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