L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes [Karine Lambert]

Lors d’une récente visite à la Fnac, j’ai vu ce roman en tête de gondole et il ne restait plus qu’une poignée d’exemplaires. Un tel succès m’a forcément intriguée. Le livre n’est pas bien épais, mais le titre suscite la curiosité. Dans un monde où le couple est la norme, mais où le taux de séparation est plus élevé que jamais, on peut logiquement se demander si un tel livre n’offrirait pas quelques petites pépites en matière d’analyse sociale.

L’histoire : Dans un quartier de Paris, un immeuble est réputé pour ne compter que des résidentes : cinq femmes de différentes générations et d’horizons variés. Les hommes ont été bannis de leur cœur et de leur vie quotidienne. Ils sont tout simplement persona non grata (même le plombier doit être une femme pour avoir l’autorisation de franchir le seuil !) — une règle qui intrigue le voisinage et invite aux commérages. Juliette, une nouvelle locataire, vient porter un regard extérieur sur cette petite ruche dominée par une mystérieuse reine, la propriétaire de l’immeuble qui occupe le dernier étage. Quel mystère se cache derrière ce règlement ? Quelles sont les histoires personnelles de chacune des locataires ?

Ce que j’en ai pensé : Ce roman est à la fois grave et drôle, mêlant appel à l’espoir et désenchantement vis-à-vis de l’amour. Il propose un fin décryptage de l’âme féminine, entre peines de cœur, accidents de la vie et questions existentielles. Il apporte un nouvel éclairage sur un fait pourtant évident dans notre société depuis belle lurette : les relations homme-femme sont tout sauf simples et parfois, elles peuvent même briser des vies. Le manque de compréhension, les personnalités incompatibles, les faiblesses personnelles — la vie n’est pas un long fleuve tranquille et c’est à chacun d’en déterminer le cap en fonction des intempéries. Juliette se laissera-t-elle influencer par ses voisines ? Cette ruche peut-elle perdurer ?

Cette histoire est une jolie ode à la vie, à l’amour et à l’amitié. On peut analyser les différents parcours de vie des héroïnes, comprendre leurs choix parfois drastiques et ainsi procéder à sa propre introspection. Après tout, les romans sont une sorte de miroir de la vie réelle, un moyen de comprendre la vie selon un autre angle.

Certaines études affirment que la lecture de fictions renforce les capacités d’empathie des personnes. Toutefois, nul besoin d’être un scientifique confirmé, vous serez forcément ému(e) en tournant la dernière page.

Ma note : ♥ ♥ ♥