La véritable histoire de Lady L [Monica Ali]

Ne vous fiez pas aux apparences, Lady L. n’est pas celle que vous croyez. La femme sans histoire de cette petite ville américaine cache bien des secrets. Ceux d’une princesse anglaise disparue quelques années plus tôt, morte aux yeux du monde et bien décidée à le rester. Après le succès de Sept mers et treize rivières et de En cuisine, Monica Ali ressuscite Diana, le temps d’un roman plein de mystère, de suspense et de charme.

Ce que j’en ai pensé : L’idée de départ de ce roman me plaisait. Partant du principe « Et si ? », l’auteure invente un tout autre épilogue à la saga royale de Diana. Et si elle n’était pas vraiment morte ? Et si le pont de l’Alma n’avait été qu’un « quasi accident » ? Et si elle était partie vivre cachée loin de tous (un peu comme les mythes entourant Elvis ou toute autre figure devenue mythique) ? Je nourrissais beaucoup d’espoir pour ce livre qui s’annonçait prometteur et très divertissant.

Autant dire que j’ai été globalement déçue. Je me suis beaucoup ennuyée. J’avais l’impression que l’histoire ne décollait jamais, qu’on avançait dans l’intrigue en patinant. Les personnages secondaires m’ont semblé fades et la « réalité » de cette deuxième vie — version Madame Toutelemonde — sans intérêt et très peu attrayante pour celle qui avait vécu au cœur des strass, des paillettes et des privilèges.

Bon, le volet psychologique du livre est quand même intéressant. On entend souvent la « voix » ou les pensées de l’ancienne princesse à travers des lettres ou des monologues intérieurs. Ses doutes, ses craintes, ses regrets/remords en pensant à ses fils, sa façon de gérer un quotidien, un budget, etc. C’est plutôt un atout car elle avait un profil très particulier et une relation ambivalente dangereuse avec cette presse qui était devenue sa drogue.

Je dois tout de même reconnaître que les deux ou trois derniers chapitres ont été plus rythmés et romanesques. Attention, vous allez découvrir une ancienne princesse un chouïa « Bonny & Clyde ». Sauf que ça ne rattrape pas vraiment le reste.

Au bout du compte, on se dit que le « vrai » destin a choisi une fin en adéquation avec cette figure hors norme, si l’on peut dire les choses ainsi malheureusement.

Ma note : ♥