Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent [Elie Grimes]

Zoey est la sœur de Dalton et la meilleure amie d’Adrian, à qui sa tante Vic voudrait bien la voir mariée. À trente ans à peine, elle a monté sa propre entreprise de traiteur avec son assistante, devenue amie, Sally, qui aime bien Dalton.
Elle n’écoute jamais les conseils de Fran, sa mère, ou de Nana, sa grand-mère adorée, car elle préfère se confier le soir à son chat, Sushi. Sinon, la vie de Zoey n’est pas compliquée. Encore moins quand elle rencontre Matthew Ziegler, le critique gastronomique le plus influent de New York, un type parfaitement imbuvable qui semble bien décidé à mettre sa cuisine à l’épreuve, jusque dans les moindres détails…
Voici une comédie cent pour cent new-yorkaise, sexy et efficace ! Ce chassé-croisé amoureux contemporain porté par des dialogues vifs et percutants, rythmé par mille et un rebondissements, révèle une héroïne au caractère volcanique.

Un roman d’amitié, une histoire familiale, une passion torride : et si Elizabeth Bennet s’était réincarnée au XXIe siècle dans une jeune cuisinière américaine ?

Ce que j’en ai pensé : Entre la couverture attrayante, le titre accrocheur et le résumé prometteur, ce roman féminin avait piqué ma curiosité. Comment résister à une histoire qui comporterait apparemment une héroïne de type Elizabeth Bennet ?

Bon, en toute franchise, j’ai mis un peu de temps à me plonger dans l’intrigue. Je crois que cela est dû en partie à la scène d’ouverture — la réception chez les parents de Zoey — que j’ai trouvé longuette. Dès le départ, j’ai aussi eu du mal avec le personnage de la mère de Zoey. Je l’ai trouvé tellement caractérielle et caricaturale que cela m’a un peu refroidie. Elles ont de toute évidence de gros problèmes en termes de relation mère-fille.

Toutefois, après cette période de flottement, tout s’est plus ou moins décanté. Les imbroglios et les trios (ou quartos) amoureux ont enfin pu se dérouler. De manière générale, j’ai trouvé les protagonistes intéressants et complexes. Tous cachent des blessures secrètes et un caractère bien trempé, ce qui se traduit par des scènes piquantes et rythmées.

J’ai lu ce livre en très peu de temps, ce qui est plutôt positif. Même si j’ai bien aimé ce roman, il ne m’a pas pour autant transporté outre mesure. C’est pour cela que j’ai mis deux cœurs et demi (il se situe quelque part entre « j’aime bien » et « j’aime beaucoup »).

Ce roman offre un bon moment de détente. Mais je n’irai jusqu’à le classer dans la catégorie comédie. Tout reste assez sérieux — on ne compte plus les disputes, les rivalités amicales, amoureuses et familiales, les blessures cachées des uns et des autres, les rancœurs datant de l’enfance/adolescence ou à l’égard de la famille. Il y a quelques scènes cocasses, mais globalement, on a davantage affaire à des histoires humaines profondes et émouvantes où le but final demeure l’octroi du pardon et l’acceptation. J’ai trouvé particulièrement intéressant le fait que tous les personnages clés finiront par découvrir un « récit » différent des événements qu’ils ont traversés en écoutant le point de vue de leurs amis et proches. Au fond, ils ont tous des préjugés les uns sur les autres. On retrouve ainsi un petit clin d’œil à l’œuvre Orgueil et Préjugés de Jane Austen.

En lisant ce livre, vous découvrirez des amitiés qui traverseront de graves tempêtes, une histoire familiale complexe avec des personnages d’origine italienne très colorés, et enfin une romance torride qui apporte une bonne dose de piquant.

Tous les ingrédients sont réunis pour se laisser divertir par ce scénario qui se prêterait sûrement aisément à une adaptation cinématographique (sous réserve d’intégrer des scènes vraiment comiques !).

Ma note : ♥ ♥ et demi !

Ne m’appelez pas Blanche-Neige [Gally Lauteur]

Entrez dans la sombre forêt parisienne et revivez la féerie 2.0 d’une princesse qui ne s’en laisse pas conter. Oserez-vous croquer cette pomme ?

Qui a dit que la vie était un conte de fées ? Lorsqu’on est trahie par sa meilleure amie, difficile d’y croire. Sous le choc, Blanche, 18 ans, préfère s’enfuir dans la nuit parisienne, entraînée par de mystérieux fêtards rencontrés sur le réseau social le plus populaire du moment. Si la magie devient virale, une princesse peut-elle s’en sortir avec pour seules armes : sa répartie et son téléphone ? Oserez-vous croquer cette pomme d’amour et découvrir le cœur des princes de votre entourage ?

Ce que j’en ai pensé : Avec la sortie du dernier film Disney, nous sommes nombreuses à être encore dans l’ambiance magique des contes de fées. Autant dire que « Ne m’appelez pas Blanche-Neige » sort à point nommé !

L’auteure nous propose une adaptation contemporaine du célèbre conte avec des personnages complexes et une intrigue rythmée, le tout aboutissant à un roman divertissant et émouvant. Il est très facile de s’identifier au personnage de Blanche, une introvertie un peu solitaire qui voit son monde s’écrouler lorsqu’elle découvre la trahison des trois personnes qui comptent le plus pour elle.

Bien malgré elle, Blanche se retrouve au cœur d’une autre histoire de famille lorsqu’elle rencontre par hasard une bande de copains appartenant à la « jeunesse dorée ». Ce contraste frappant donne lieu à des scènes drôles et piquantes, en particulier avec Jay, un bad boy ultra sûr de lui et à la répartie bien sentie.

Une Blanche-Neige se devant de trouver son prince, il fallait lui dénicher le candidat idéal — séduisant mais sensible, populaire mais digne de confiance. L’auteure est parvenue à créer un personnage crédible avec Rob dont on découvre un passé sombre inattendu, ce qui lui confère une profondeur intéressante.

Petite mention spéciale au personnage excentrique de la sorcière qui m’a beaucoup amusée avec ses noisettes volantes !

J’ai passé un très bon moment en compagnie de Ne m’appelez pas Blanche-Neige, un roman qui reprend astucieusement tous les codes du conte original. Je le recommande vivement, ne serait-ce que pour le message qu’il transmet au sujet de l’amitié véritable dans un monde dominé par le paraître et les réseaux sociaux.

L’auteure a confirmé sur Twitter qu’elle comptait nous offrir des suites (?!), je m’en réjouis d’avance et je serai au rendez-vous !

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

Une (irrésistible) envie de sucré [Meg Cabot]

Heather Wells, ex-lolita de la pop, ne veut plus être victime de la mode. Elle se sent très bien en jean. Et sa vie d’avant, elle n’en veut plus. Elle décroche un job dans une résidence d’étudiants où l’on ne s’ennuie vraiment pas : deux filles meurent coup sur coup. Heather est persuadée qu’il s’agit d’un meurtre. Cela tombe bien car Cooper, le sublime garçon qui l’héberge dans sa sublime maison est détective. Une nouvelle vie commence pour Heather.

Ce que j’en ai pensé : Il s’agit du premier tome de la série Irrésistible, oeuvre de la reine de la chick lit — Meg Cabot. Vous avez forcément déjà vu son nom, voire lu l’un de ses livres. Elle est la plume derrière le succès planétaire « Le journal d’une princesse » (vous savez, la princesse Mia de Génovie ?) !

En lisant ce livre qui porte bien son nom (très sucré), j’ai eu l’impression de retomber en adolescence. C’est léger, pétillant et divertissant. Les personnages sont drôles et attachants, quoique parfois un peu caricaturaux.

Ex-starlette de la pop music, Heather se retrouve à travailler dans une résidence étudiante après avoir connu une fin de carrière chaotique (ses disques ne se vendaient plus très bien et pour couronner le tout, sa propre mère a volé sa fortune et est partie avec son manager en Argentine !!). Heureusement, elle peut compter sur Cooper, le frère de son ex-petit-ami, qui a accepté de lui offrir un toit, mais également sur ses collègues qui sont devenus sa nouvelle famille.

Persuadée qu’un meurtrier se cache derrière les « accidents » étranges survenus coup sur coup dans la résidence où elle travaille, Heather se lance dans une enquête qui la dépasse très vite. Parviendra-t-elle à faire toute la lumière sur cette affaire ? Finira-t-elle par avouer à Cooper les sentiments qu’elle éprouve à son égard ?

Avec ce roman, on passe un moment de détente très plaisant. C’est une comédie mi-romance mi-polar qui mêle habilement les codes du roman ado et du polar édulcoré.

On en redemande (heureusement 3 suites sont disponibles !)

Ma note : ♥ ♥ ♥

La Ferme du bout du monde [Sarah Vaughan]

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise.

Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille et ses secrets.

1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin.

Eté 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira.

Deux été séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

« La Ferme du bout du monde entremêle habilement passé et présent, et dépeint avec une grande force d’évocation et une belle sensibilité la passion, la perte, les relations familiales et les conséquences parfois dramatiques de la guerre. »

Karen Viggers

Ce que j’en ai pensé : J’ai beaucoup aimé La Ferme du bout du monde. L’auteure nous offre un récit bouleversant et très humain. Trois grands axes forment la colonne vertébrale de ce roman — le passé douloureux de Maggie, la remise en question professionnelle et personnelle de Lucy et les difficultés des exploitations agricoles dans les endroits reculés.

Le lecteur se laisse donc transporté avec plaisir dans cette saga familiale se déroulant selon deux chronologies : l’époque de la Seconde guerre mondiale avec la jeunesse de Maggie et notre époque contemporaine avec la descendance de Maggie. La narration est de qualité, les rebondissements s’enchaînent de manière assez rythmée, les descriptions tant paysagères qu’émotionnelles sont particulièrement captivantes. On s’imagine avec aisance la frénésie de Londres d’un côté et les vastes panoramas de la Cornouailles, d’un autre côté, une région tantôt calme, tantôt sauvage — une subtile mise en abîme du parcours intérieur des nombreux personnages.

Roman très ancré dans l’actualité, je tiens à souligner qu’il aborde avec beaucoup de justesse et de retenue les profondes difficultés du monde rural : les très lourdes dettes des fermes, la fatigue physique et morale des exploitants, l’isolement et le rôle de la famille. Ce roman mérite d’être connu, ne serait-ce que pour cela.

Enfin, l’évolution des mœurs entre les années 40 et notre époque est flagrante, particulièrement sur le plan de l’émancipation des femmes. Le personnage tout à fait détestable d’Evelyn (la mère de Maggie) incarne cette époque rétrograde où les filles-mères étaient mises au ban de la société de la manière la plus cruelle qui soit.

Pour conclure, je recommande vivement La Ferme du bout du monde, un livre très touchant ; une fiction bien ancrée dans le réel.

Ma note : ♥ ♥ ♥

Adèle et les noces de la Reine Margot [Silène Edgar]

24947944Adèle doit lire La Reine Margot pour l’école. Et dans ses rêves chaque nuit, elle va vivre à la Renaissance…

Adèle a 13 ans. Elle est perdue depuis le décès de sa grand-mère six mois plus tôt. Ses parents ont toujours été très pris par leur carrière et ne comprennent plus rien à leur fille, en pleine crise d’adolescence.

À l’école, Adèle est une élève moyenne, plus intéressée par les histoires avec les garçons que par le livre qu’elle va devoir pendant les vacances : La Reine Margot, d’Alexandre Dumas.
Préférant l’imaginaire à la réalité, Adèle se met à rêver la nuit qu’elle est un personnage du roman. Elle rencontre au cours de ses rêves le beau Samuel, dont elle tombe amoureuse.
Elle va assister au mariage de Margot, danser pendant les noces, constater les problèmes entre Catholiques et Protestants…

Mais Adèle commence à perdre pied. Ce qu’elle vit dans ses rêves est tellement plus intense que son quotidien qu’elle n’a plus très envie de se réveiller…

Ce que j’en ai pensé : Quel roman jeunesse captivant ! Il réunit tous les ingrédients avec, en bonus, ce petit grain de folie qui le démarque des autres : l’adolescente en souffrance qui est incomprise par sa famille et ses amis ; l’univers impitoyable de l’école ; les difficultés de l’adolescence et le traitement délicat de la mort d’un proche… le tout saupoudré par une touche de magie sous la forme d’un livre aux pouvoirs insoupçonnés !

L’héroïne se découvre une capacité incroyable : vivre dans ses rêves les aventures qu’elle lit dans ce livre intriguant qui se déroule au 16e siècle. Parviendra-t-elle à sauver ce mystérieux et séduisant Samuel ? Peut-elle convaincre l’illustre médecin Ambroise Paré d’appliquer de nouvelles méthodes d’opération ? Adèle apprend une quantité époustouflante d’informations sur cette époque lointaine de la manière la plus interactive qui soit — en les vivant elle-même ! En se plongeant dans ce roman, elle s’intéresse non seulement à l’histoire, à langue française mais également aux mœurs, à la religion et à la médecine. Ce soudain intérêt pour des sujets aussi variés étonne de plus en plus ces parents…

Le choc des époques, des cultures et des langues est parfaitement bien raconté. C’est très abordable pour une public jeune, mais très riche d’enseignements tant sur le plan historique que sur le plan émotionnel au travers des difficultés d’Adèle. On se prend rapidement d’affection pour cette jeune adolescente qui se sent oubliée par ses parents trop distants et accaparés par leur profession. La benjamine se sent délaissée et ne sait pas comment surmonter la perte de sa tendre et bien-aimée grand-mère. Parviendra-t-elle à renouer les liens avec sa mère ?

En plus de découvrir le goût de la lecture à travers ce roman historique, Adèle peut-elle trouver la solution à ces problèmes familiaux dans la vraie vie ?

Je recommande vivement ce roman qui est très divertissant, instructif, tantôt drôle tantôt émouvant, et par-dessus tout… original ! Il me tarde de découvrir d’autres titres de la même auteure.

Un bel hymne aux nombreuses vertus de la lecture !

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

 

Sois sage Reine-May [Colline Hoarau]

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51eEmUFeQjL._SX322_BO1,204,203,200_.jpgÀ dix ans, Reine-May quitte son île, la Réunion, pour être adoptée par un couple de Bretons dans le Centre Bretagne, à Sainte-Tréphine. Quelques années plus tard, elle reçoit une lettre. Elle doit venir régler des affaires dans l’Océan Indien. C’est un voyage dans le temps dans deux univers différents : la Bretagne et la Réunion. Le lecteur plonge dans les charmes de ces régions éloignées. Reine-May a un secret que nous serons amenés à deviner et à découvrir. Ce troisième roman de l’auteure est entraînant, oscillant entre la découverte et l’émotion. Bon voyage à ceux qui auront la chance de le commencer !

Ce que j’en ai pensé : Sois sage Reine-May est une lecture touchante qui aborde des thèmes profonds comme le déracinement, la tolérance et le vivre ensemble. À travers le regard étonnamment mature de la jeune Reine-May, on découvre les difficultés liées au choc des cultures, le tout sous-tendu par un secret familial et personnel profondément enfoui que ce personnage principal devra affronter lors de son retour sur son île natale.

Fort d’une belle écriture, ce livre offre un voyage émouvant entre deux terres réputées pour leur caractère et leur culture — la Bretagne et la Réunion. Au départ (et au vu des premiers indices), je m’attendais à une histoire portant sur le drame des enfants de la Creuse. Toutefois, mes doutes se sont vite estompés en découvrant les conditions de vie offertes par ce couple breton à la jeune Réunionnaise. Le secret de Reine-May porte sur un autre thème tout aussi dramatique que je vous invite à découvrir en lisant cet ouvrage.

Je recommande chaleureusement ce livre qui offre un regard très intéressant sur ces deux destinations, leurs coutumes et leur langue respective. Un très joli hymne à la diversité.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

Mes amis Mes amours [Marc Levy]

Quand deux pères célibataires réinventent la vie en s’installant sous un même toit, ils s’imposent deux règles, pas de baby-sitter et pas de présence féminine dans la maison… Dans le village français, au cœur de Londres, une histoire d’amitié, des histoires d’amour, les destins croisés des personnages d’une comédie drôle et tendre.

Ce que j’en ai pensé : Comme d’habitude avec les livres de Marc Levy, on s’attend à passer d’agréables instants de détente avec des moments de vie émouvants et réalistes. Ce sont des tranches de vie narrées avec simplicité et légèreté. Les personnages sont humains et touchants. On prend plaisir à suivre les péripéties dans le décor familier de Londres. C’est toujours une petite madeleine de Proust à dévorer lors d’une après-midi farniente à la plage !

Comme souvent avec les adaptations cinématographiques, la version sur grand écran diffère du roman de temps en temps.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥