Jennifer Donnelly

La Belle et la Bête : Histoire éternelle [Jennifer Donnelly]

DAfpiuZXsAA4xjTBelle aime les livres, elle est intelligente… et prisonnière du château de la Bête. Pourtant, elle s’y sent à présent comme chez elle et s’est liée d’amitié avec les habitants. Quand elle découvre « Nevermore », un livre enchanté, Belle se retrouve aspirée dans un monde de charme et d’intrigue.

La vie de Belle entre les pages de « Nevermore » est trépidante. Conversations passionnantes sur fond de luxe parisien avec des personnages pleins de mystère… et même une rencontre qu’elle n’aurait jamais crue possible. Que demander de plus!

A « Nevermore », Belle peut avoir tout ce qu’elle a toujours désiré. Mais un doute subsiste : que deviennent ses amis au château de la Bête ? Belle peut-elle vraiment faire confiance à ses nouveaux compagnons ? Ce monde est-il seulement réel ?

Belle devra percer la vérité à jour si elle ne veut pas s’y perdre à jamais.

Ce que j’en ai pensé : S’il vous est impossible de vous lasser de la magie de la Belle et la Bête, je vous conseille fortement le roman Histoire éternelle par Jennifer Donnelly — un récit magique et divertissant parfaitement ancré dans l’univers de Disney.

Compte tenu du merchandising massif qui avait accompagné la sortie du film, on aurait pu craindre un roman purement commercial sans substance… (et cela m’a bien traversé l’esprit)… Eh bien rassurez-vous, l’auteure nous offre une belle histoire au style travaillé, avec un prologue et un épilogue mêlant habilement références philosophiques et réflexions poétiques que le public adulte saura apprécier à sa juste valeur. On retrouve avec grand plaisir l’ensemble des personnages enchantés du château de la Bête, tous fidèles à eux-mêmes. Je n’ai pas du tout boudé mon plaisir, au point où j’ai ralenti ma lecture pour en profiter au maximum !

Envie d’aventure et de magie ? N’hésitez pas à vous plonger dans ce récit rythmé et captivant proposant une mise en abyme réussie — Belle se retrouve prisonnière d’un livre ensorcelé… Pourra-t-elle en sortir ? En ce qui me concerne, je ne voulais pas abandonner ce roman… À lire et relire sans modération !

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ (=Vrai coup de cœur)

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Angélique Ayraud

D’un coup de baguette tout part en vrille [Angélique Ayraud]

Parce qu’on a toutes besoin d’un coup de pouce ! Une version décalée et moderne de La Belle et la Bête.

Dans les contes traditionnels, le coup de baguette marque le début d’une vie remplie de joie, d’amour et de bonheur… Mais dans la mienne, cela annonce plutôt l’arrivée d’une multitude d’ennuis. Qui je suis ? Je suis Belle Strange. Oui, vous avez bien lu, mes parents m’ont appelée Belle ! Après m’être fait quasi assommer dans une boulangerie par une vieille dame et sa baguette, ma vie a pris un tournant inattendu. Désormais, je dois composer entre mon patron Sean Beast – aussi attirant qu’agaçant –, son garde du corps sexy et horripilant, ainsi que Gaston, un admirateur arrogant et narcissique ! Heureusement, je peux compter sur le soutien sans faille de ma colocataire… Enfin, lorsqu’elle n’est pas monopolisée par une crise de nettoyage aiguë, ou une réunion pour Acheteurs Compulsifs. Vous l’aurez compris, ma vie n’a absolument rien d’un conte de fées !

Ce que j’en ai pensé : Après avoir lu une adaptation contemporaine de Blanche-Neige, il était logique que j’enchaîne avec une version moderne de la Belle et la Bête. De manière générale, j’ai passé un très bon moment de détente avec D’un coup de baguette tout part en vrille. Rythmé, drôle, sarcastique et émouvant, ce roman féminin saura plaira aux adolescentes et aux jeunes adultes. Les personnages sont complexes, quoiqu’un chouïa caricaturaux pour certains.

J’ai beaucoup aimé la personnalité de Belle, une fille de son époque qui n’a pas sa langue dans sa poche. Oubliez le côté magie et princesse, je ne l’ai retrouvé dans (quasiment) aucun des personnages et dans (pratiquement) aucune des péripéties. Ce roman se veut une interprétation dans l’air du temps avec des thèmes sociaux d’actualité — notamment au travers des personnages de Sandrine et d’Evangeline.

J’ai aimé me plonger dans cet univers revisité. D’ailleurs, j’ai apprécié que l’auteure choisisse de se démarquer en oubliant le côté conte de fées merveilleux disneyesque. Bon, je n’ai pas été totalement convaincue par le personnage de la vieille bique à la baguette de pain magique, même s’il faut bien reconnaître que le côté cocasse était relativement en phase avec l’ambiance générale.

Quoiqu’il en soit, je recommande vivement ce roman à toutes celles qui aiment profondément le célèbre conte et qui souhaitent passer un bon moment de détente. Je vous garantis que vous vous amuserez.

Ma note : ♥ ♥ ♥

Gally Lauteur

Ne m’appelez pas Blanche-Neige [Gally Lauteur]

Entrez dans la sombre forêt parisienne et revivez la féerie 2.0 d’une princesse qui ne s’en laisse pas conter. Oserez-vous croquer cette pomme ?

Qui a dit que la vie était un conte de fées ? Lorsqu’on est trahie par sa meilleure amie, difficile d’y croire. Sous le choc, Blanche, 18 ans, préfère s’enfuir dans la nuit parisienne, entraînée par de mystérieux fêtards rencontrés sur le réseau social le plus populaire du moment. Si la magie devient virale, une princesse peut-elle s’en sortir avec pour seules armes : sa répartie et son téléphone ? Oserez-vous croquer cette pomme d’amour et découvrir le cœur des princes de votre entourage ?

Ce que j’en ai pensé : Avec la sortie du dernier film Disney, nous sommes nombreuses à être encore dans l’ambiance magique des contes de fées. Autant dire que « Ne m’appelez pas Blanche-Neige » sort à point nommé !

L’auteure nous propose une adaptation contemporaine du célèbre conte avec des personnages complexes et une intrigue rythmée, le tout aboutissant à un roman divertissant et émouvant. Il est très facile de s’identifier au personnage de Blanche, une introvertie un peu solitaire qui voit son monde s’écrouler lorsqu’elle découvre la trahison des trois personnes qui comptent le plus pour elle.

Bien malgré elle, Blanche se retrouve au cœur d’une autre histoire de famille lorsqu’elle rencontre par hasard une bande de copains appartenant à la « jeunesse dorée ». Ce contraste frappant donne lieu à des scènes drôles et piquantes, en particulier avec Jay, un bad boy ultra sûr de lui et à la répartie bien sentie.

Une Blanche-Neige se devant de trouver son prince, il fallait lui dénicher le candidat idéal — séduisant mais sensible, populaire mais digne de confiance. L’auteure est parvenue à créer un personnage crédible avec Rob dont on découvre un passé sombre inattendu, ce qui lui confère une profondeur intéressante.

Petite mention spéciale au personnage excentrique de la sorcière qui m’a beaucoup amusée avec ses noisettes volantes !

J’ai passé un très bon moment en compagnie de Ne m’appelez pas Blanche-Neige, un roman qui reprend astucieusement tous les codes du conte original. Je le recommande vivement, ne serait-ce que pour le message qu’il transmet au sujet de l’amitié véritable dans un monde dominé par le paraître et les réseaux sociaux.

L’auteure a confirmé sur Twitter qu’elle comptait nous offrir des suites (?!), je m’en réjouis d’avance et je serai au rendez-vous !

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

Madame de Villeneuve

La Belle et la Bête [Madame de Villeneuve]

20170322_184346Un marchand fortuné a de nombreux enfants. Il va perdre toutes ses richesses et partir pour retrouver son dernier vaisseau, dont il espère qu’il recèle encore quelques trésors. Peine perdue, il prendra le chemin du retour pauvre et harassé. En cours de route il va s’arrêter dans un superbe château où règne la Bête. Après s’être rassasié et s’être reposé, le marchand fera la promesse de ramener ici et de donner au seigneur de ce lieu une de ses filles. Mais une de ses filles sera-t-elle assez courageuse pour vivre ici sans se fier aux apparences ?

4e de couverture — Dans le texte de Madame de Villeneuve, la Bête demande à la Belle, chaque soir, en une sorte de rituel : « Voulez-vous coucher avec moi ? ». On lit généralement ce conte dans la version moralisée de Madame Leprince de Beaumont qui a fait disparaître la déviance qu’emportait avec lui le récit premier. Cette fable-ci, parce qu’elle rameute ce qui, habituellement, se dissimule sous la merveille, met à nu l’inavouable désir : cela, que la Bête ne voulait pas reconnaître et qu’elle allait enfin connaître en consentant à la Bête. La version de Mme de Villeneuve rappelle qu’il est du rôle de la Belle de soupçonner la Bête, de la quérir comme sa vérité et, si c’est nécessaire, de la reconstituer par son désir : le Monstre n’est-il pas en effet la figure qui – dans les mythes déjà et les contes aussi – autorise la délinquance ?

Ce que j’en ai pensé : Nous connaissons tous la version enchanteresse de Disney — elle compte parmi mes histoires favorites de l’univers merveilleux de la souris la plus célèbre au monde. À l’occasion de la sortie de la dernière adaptation de La Belle et la Bête, je me suis replongée dans cette version originale souvent oubliée tant le scénario de départ est différent du scénario rendu populaire par Walt Disney.

D’ailleurs, si vous souhaitez regarder une version cinématographique qui s’en rapproche, je vous conseille le film La Belle et la Bête de Christophe Gans avec Vincent Cassel et Léa Seydoux (sorti en 2014) qui s’est fortement inspiré de cette toute première version du conte.

Ce livre est écrit avec une immense délicatesse, dans un français aussi désuet que raffiné, le tout offrant plusieurs niveaux de lecture et un certain sens de l’érotisme. On est loin du monde de Disney, c’est pour cela qu’il est très peu pertinent, à mon sens, de les comparer. Chacun offre un univers magique singulier et une histoire ensorcelante à sa manière.

C’est un merveilleux conte offrant un message moral qui est toujours tout aussi valable de nos jours.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Henry H. Neff

Impyrium [Henry H. Neff]

L’une veut sauver l’empire, l’autre veut le détruire.

Un Cataclysme a ravagé la Terre. Le passé est tombé dans l’oubli. Les Faeregine, une famille de magiciens, ont sauvé le monde dévasté par les monstres et les démons. Pendant 3000 ans, les Faeregine ont régné sur Impyrium tels des dieux, oppressant les humains dépourvus de pouvoirs. Aujourd’hui, leur magie s’épuise, et leurs ennemis se multiplient.
Hazel est une princesse impériale qui rêve d’une vie tranquille au milieu des livres et des grimoires. Mais dans ses veines coule une magie ancienne. Une magie que l’impératrice souhaiterait utiliser pour restaurer le pouvoir de la famille. Une magie noire qui essaie de la dévorer…
Hob Smythe est un jeune mineur du Nord. Quand un étranger qui aurait connu son père décédé lui propose de poursuivre son rêve de renverser les Faeregine, Hob abandonne tout pour le suivre à la capitale. Là-bas, il devient un espion dont la mission est de se rapprocher de Hazel.

Hob et Hazel se retrouvent alors au cœur de luttes de pouvoir qui les dépassent. Ils ne le savent pas encore : la survie d’Impyrium pourrait bien dépendre d’eux.

Ce que j’en ai pensé : Je tiens à remercier les éditions Hachette de m’avoir donné la chance de lire ce roman via NetGalley. J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman, certains critiques dressant même un parallèle avec l’univers Harry Potter. À certains égards, c’est une remarque pertinente.

Impyrium est une œuvre ambitieuse qui nous plonge dans un monde complètement inédit. Ancré au XXXIe siècle, le monde tel que nous le connaissons a totalement changé à la suite d’un événement majeur, un certain Cataclysme. Notre mappemonde actuelle n’existe plus. L’ordre sociétal est bouleversé et les modes de vie bien différents du nôtre. Oubliez les technologies, elles sont bannies pour avoir prétendument représenté un véritable danger ! Retour à un régime monarchique puissant, avec des strates sociales très marquées et des risques de rébellion, le tout enrobé de magie et de sorcellerie.

Ce roman est classé dans la catégorie jeunesse, mais je pense qu’un public trop jeune pourrait le trouver assez complexe à comprendre. Entre l’univers foisonnant de détails et la terminologie très travaillée, c’est un livre qui saura plaire aux jeunes adultes. J’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur incorpore de nombreuses références historiques et culturelles qui nécessitent parfois quelques recherches dans le dictionnaire. Attendez-vous à (re)découvrir des termes renvoyant à la société du Moyen Âge !

Impyria est une lecture stimulante, instructive et divertissante. La création de cet univers fouillé a indubitablement nécessité beaucoup de travail, il faut donc se laisser le temps d’intégrer tous ces nouveaux codes et un lexique singulier. Un passage un peu obligé en tant que premier tome. Mais, au fur et à mesure des chapitres, on se familiarise avec les enjeux des différents personnages, le contexte historique spécifique et la nature des protagonistes clés (mages, démons et créatures magiques à souhait !).

L’intrigue suscite beaucoup d’intérêt puisque divers niveaux de lecture sont proposés (d’où la nécessité d’avoir une certaine maturité pour les saisir). On peut tout à fait établir des parallèles avec les défis de notre propre monde contemporain.

L’idée de départ est vraiment intéressante et est particulièrement bien exécutée. Un premier tome réussi qui donne envie de se plonger dans une nouvelle saga d’envergure !

Ma note : ♥ ♥ ♥

Silène Edgar

Adèle et les noces de la Reine Margot [Silène Edgar]

24947944Adèle doit lire La Reine Margot pour l’école. Et dans ses rêves chaque nuit, elle va vivre à la Renaissance…

Adèle a 13 ans. Elle est perdue depuis le décès de sa grand-mère six mois plus tôt. Ses parents ont toujours été très pris par leur carrière et ne comprennent plus rien à leur fille, en pleine crise d’adolescence.

À l’école, Adèle est une élève moyenne, plus intéressée par les histoires avec les garçons que par le livre qu’elle va devoir pendant les vacances : La Reine Margot, d’Alexandre Dumas.
Préférant l’imaginaire à la réalité, Adèle se met à rêver la nuit qu’elle est un personnage du roman. Elle rencontre au cours de ses rêves le beau Samuel, dont elle tombe amoureuse.
Elle va assister au mariage de Margot, danser pendant les noces, constater les problèmes entre Catholiques et Protestants…

Mais Adèle commence à perdre pied. Ce qu’elle vit dans ses rêves est tellement plus intense que son quotidien qu’elle n’a plus très envie de se réveiller…

Ce que j’en ai pensé : Quel roman jeunesse captivant ! Il réunit tous les ingrédients avec, en bonus, ce petit grain de folie qui le démarque des autres : l’adolescente en souffrance qui est incomprise par sa famille et ses amis ; l’univers impitoyable de l’école ; les difficultés de l’adolescence et le traitement délicat de la mort d’un proche… le tout saupoudré par une touche de magie sous la forme d’un livre aux pouvoirs insoupçonnés !

L’héroïne se découvre une capacité incroyable : vivre dans ses rêves les aventures qu’elle lit dans ce livre intriguant qui se déroule au 16e siècle. Parviendra-t-elle à sauver ce mystérieux et séduisant Samuel ? Peut-elle convaincre l’illustre médecin Ambroise Paré d’appliquer de nouvelles méthodes d’opération ? Adèle apprend une quantité époustouflante d’informations sur cette époque lointaine de la manière la plus interactive qui soit — en les vivant elle-même ! En se plongeant dans ce roman, elle s’intéresse non seulement à l’histoire, à langue française mais également aux mœurs, à la religion et à la médecine. Ce soudain intérêt pour des sujets aussi variés étonne de plus en plus ces parents…

Le choc des époques, des cultures et des langues est parfaitement bien raconté. C’est très abordable pour une public jeune, mais très riche d’enseignements tant sur le plan historique que sur le plan émotionnel au travers des difficultés d’Adèle. On se prend rapidement d’affection pour cette jeune adolescente qui se sent oubliée par ses parents trop distants et accaparés par leur profession. La benjamine se sent délaissée et ne sait pas comment surmonter la perte de sa tendre et bien-aimée grand-mère. Parviendra-t-elle à renouer les liens avec sa mère ?

En plus de découvrir le goût de la lecture à travers ce roman historique, Adèle peut-elle trouver la solution à ces problèmes familiaux dans la vraie vie ?

Je recommande vivement ce roman qui est très divertissant, instructif, tantôt drôle tantôt émouvant, et par-dessus tout… original ! Il me tarde de découvrir d’autres titres de la même auteure.

Un bel hymne aux nombreuses vertus de la lecture !

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

 

Holly Black

Les chroniques de Spiderwick [Holly Black]

Si vous ne croyez toujours pas aux fées et aux autres créatures fantastiques, découvrez les aventures des enfants Grace avec Les Chroniques de Spiderwick.

Cette édition réunit les cinq livres, à savoir Le livre magique, La lunette de pierre, Le secret de Lucinda, L’arbre de fer et La colère de Mulgarath.

Dans la veine des autres célèbres romans d’aventure jeunesse, Les chroniques de Spiderwick se lit avec beaucoup d’aisance et de plaisir. Petit ou grand, le lecteur se plonge dans un univers merveilleux peuplé de fées, de gobelins, de trolls et de géants. La confrontation entre le monde des humains et celui des créatures magiques est bien agencée et divertissante. L’auteure a su insuffler de l’humour et de l’excentricité, notamment au travers de la petite créature qui vit dans les murs du manoir. Très colérique, il sait se montrer très inventif dans les punitions qu’il inflige aux enfants Grace.

Les enfants Grace sont les héros de cette aventure épique tantôt féerique, tantôt cauchemardesque avec des monstres terrifiants, voire même violents. Non seulement ils doivent gérer l’impact du départ de leur père et s’habituer à une nouvelle demeure assez étrange, mais en plus ils se retrouvent au milieu d’une aventure aussi incroyable que dangereuse qui mettra leur courage et leur détermination à l’épreuve.

Les enfants Grace parviendront-ils à se débarrasser du grand méchant Mulgarath et à sauver leur mère ? Qu’adviendra-t-il du Grand livre d’Arthur Spiderwick à l’origine de tout l’aventure ?

Ma note : ♥ ♥ ♥

La version cinématographique est à certains égards très différente du livre, mais sympathique quoi qu’il en soit.