Le savoir-vivre de la Parisienne [Laurence Caracalla]

« Pour être irremplaçable, il faut être différente », a résumé Coco Chanel. Être Parisienne n’est pas une question de lieu ou de naissance, c’est un état d’esprit, un mode de vie, une élégance d’une simplicité étudiée.

On dit parfois la Parisienne arrogante, snob ou agaçante. Mais son sens aigu de l’humour et son regard acéré sur le monde compensent largement ces quelques travers. Car la Parisienne est un symbole, celui de la vraie femme ; l’expression d’un idéal flatteur et exigeant. Sachant qu’elle est le meilleur porte-parole de sa ville, elle se donne du mal pour ne pas décevoir, traquant rides et kilos superflus, se ruinant en crèmes et petites robes noires simples et de bon goût. C’est sa politesse à elle. Oui, la Parisienne tient à être à la hauteur de son rôle.

Laurence Caracalla dévoile ses trucs, décrypte ses codes, raconte ce qu’il faut absolument savoir pour devenir une parfaite Parisienne : au quotidien, dans la rue, à pied ou en voiture, dans les dîners ou dans son dressing. Elle détaille ses défauts et ses qualités, ce qu’elle fait à merveille et qu’il faut imiter, ses lubies à éviter.

Ce que j’en ai pensé : Cet essai de moins de 200 pages est un petit concentré de divertissement. Le résumé m’avait séduit car il laissait présager un récit amusant, piquant et attrayant. Compte tenu de la réputation de la Parisienne, sans parler des fantasmes et des clichés qui l’entourent, je me suis dit qu’il y aurait forcément une petite analyse sociale pertinente à retenir.

Globalement, l’auteure nous offre un petit livre sympathique à lire. Si vous n’êtes pas Parisienne comme c’est mon cas, vous ne courrez aucun risque de vous sentir offensée par ce portrait qui n’est pas toujours très avantageux. La Parisienne aurait souvent bien besoin de se détendre. Certes superficielle et arrogante, elle est tout de même attachante et rigolote.

J’ai achevé cette lecture en très peu de temps. On la déguste comme une confiserie car au fond, qui n’adore pas détester la Parisienne ? Sans prétention, ce livre est léger, frais et pétillant. Parfait pour un après-midi farniente face à ces rayons de soleil dont raffole tant la fameuse Parisienne.

Ma note : ♥ ♥ ♥ (= J’ai beaucoup aimé)

Une (irrésistible) envie de sucré [Meg Cabot]

Heather Wells, ex-lolita de la pop, ne veut plus être victime de la mode. Elle se sent très bien en jean. Et sa vie d’avant, elle n’en veut plus. Elle décroche un job dans une résidence d’étudiants où l’on ne s’ennuie vraiment pas : deux filles meurent coup sur coup. Heather est persuadée qu’il s’agit d’un meurtre. Cela tombe bien car Cooper, le sublime garçon qui l’héberge dans sa sublime maison est détective. Une nouvelle vie commence pour Heather.

Ce que j’en ai pensé : Il s’agit du premier tome de la série Irrésistible, oeuvre de la reine de la chick lit — Meg Cabot. Vous avez forcément déjà vu son nom, voire lu l’un de ses livres. Elle est la plume derrière le succès planétaire « Le journal d’une princesse » (vous savez, la princesse Mia de Génovie ?) !

En lisant ce livre qui porte bien son nom (très sucré), j’ai eu l’impression de retomber en adolescence. C’est léger, pétillant et divertissant. Les personnages sont drôles et attachants, quoique parfois un peu caricaturaux.

Ex-starlette de la pop music, Heather se retrouve à travailler dans une résidence étudiante après avoir connu une fin de carrière chaotique (ses disques ne se vendaient plus très bien et pour couronner le tout, sa propre mère a volé sa fortune et est partie avec son manager en Argentine !!). Heureusement, elle peut compter sur Cooper, le frère de son ex-petit-ami, qui a accepté de lui offrir un toit, mais également sur ses collègues qui sont devenus sa nouvelle famille.

Persuadée qu’un meurtrier se cache derrière les « accidents » étranges survenus coup sur coup dans la résidence où elle travaille, Heather se lance dans une enquête qui la dépasse très vite. Parviendra-t-elle à faire toute la lumière sur cette affaire ? Finira-t-elle par avouer à Cooper les sentiments qu’elle éprouve à son égard ?

Avec ce roman, on passe un moment de détente très plaisant. C’est une comédie mi-romance mi-polar qui mêle habilement les codes du roman ado et du polar édulcoré.

On en redemande (heureusement 3 suites sont disponibles !)

Ma note : ♥ ♥ ♥

Célébutantes [Amanda Goldberg et Ruthanna Hopper]

Célébutante est la contraction de « célébrité » et « débutante ». Ce terme désigne une femme issue d’une famille riche et célèbre et dont le style de vie et l’allure suscitent l’intérêt des médias.

Changement radical de thème avec une plongée dans le glamour et les paillettes de Hollywood. Ce qui est intéressant avec ce roman est le point de vue adopté — « une fille de ». Naître dans une famille renommée et constamment sous le feu des projecteurs peut certes offrir un certain nombre d’avantages, mais le mal-être et l’absence de but dans la vie qui découlent d’un quotidien superficiel et de relations parfois hypocrites peuvent se révéler destructeurs pour ces jeunes qui ont pour seule carte de visite un patronyme célébrissime. Peut-on réellement exister et s’épanouir dans l’ombre d’un parent à la réussite aussi exceptionnelle que publique ?

L’histoire : Une semaine avant la cérémonie des Oscars — Lola Santisi est une jeune femme de 26 ans dont la mère est un ancien top model et le père un immense réalisateur de Hollywood en lice pour décrocher une statuette en or. Elle consulte régulièrement un psy pour tenter de résoudre deux gros problèmes qui lui gâchent la vie — d’une part, elle est accroc aux acteurs, des relations amoureuses qui ont tendance à lui miner son estime personnelle et à lui briser le cœur ; et d’autre part, elle souffre du syndrome chronique de la nullitude lié à un déficit de carrière aggravé, une condition très fréquente chez les enfants de « pipoles ».

Entre un ex-petit-ami, Smith, qu’elle n’arrive pas à oublier et ses efforts pour lancer une carrière d’ambassadrice de mode en faveur de Julian Tennant, son meilleur ami gay créateur de robes haute couture, Lola se démène comme une lionne en cette semaine précédant la cérémonie des Oscars pour mettre de l’ordre dans sa vie et ses amours, mais surtout, pour trouver une actrice de premier plan qui acceptera de porter une création de Julian sur le tapis rouge, la garantie d’une couverture médiatique sensationnelle pour le jeune créateur qui désespère de voir sa popularité et ses ventes enfin décoller.

Ce que j’en ai pensé : Dès les premières pages, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les coulisses de cette jungle de Hollywood où la vie est rythmée par les mondanités et les crépitements des appareils photo. Grâce au personnage de Lola, le lecteur profite d’un accès VIP à la soirée chic de Vanity Fair où se retrouve le Tout-Hollywood. Tout au long du film, le narrateur égraine les noms des acteurs et actrices les plus célèbres, ce qui est très plaisant et drôle (comme si l’on y était !). On découvre les codes d’un monde sans pitié où il vaut mieux se trouver en haut de la chaîne alimentaire. Le saviez-vous ? Selon votre pedigree et votre popularité, votre invitation indiquera une heure d’arrivée précise. Si vous vous appelez Angelina Jolie, attendez-vous à figurer parmi les premiers arrivés, autrement rendez-vous à 23h.

Rédigé par deux filles de la balle, Amanda Goldberg (fille du producteur Leonard Goldberg) et Ruthanna Hopper (fille de Dennis Hopper), ce roman est drôle, frais et divertissant. Il est surtout crédible et offre une véritable plongée dans le monde parfois cruel de Hollywood où les projecteurs ne semblent jamais s’éteindre — un univers où exister est un combat permanent. L’histoire présente avec candeur une réalité où rêve et cauchemar vont de pair. Ce roman vous permet de « vivre » Hollywood de l’intérieur tout en vous montrant qu’il vaut mieux regarder de loin cette comédie humaine sans fin.

En définitive, j’ai passé un excellent moment de bout en bout. Lola est un personnage intéressant et attachant pour lequel on souhaite une happy end digne des meilleures histoires d’amour de Hollywood.

Ma note : ♥ ♥ ♥