Ne m’appelez pas Blanche-Neige [Gally Lauteur]

Entrez dans la sombre forêt parisienne et revivez la féerie 2.0 d’une princesse qui ne s’en laisse pas conter. Oserez-vous croquer cette pomme ?

Qui a dit que la vie était un conte de fées ? Lorsqu’on est trahie par sa meilleure amie, difficile d’y croire. Sous le choc, Blanche, 18 ans, préfère s’enfuir dans la nuit parisienne, entraînée par de mystérieux fêtards rencontrés sur le réseau social le plus populaire du moment. Si la magie devient virale, une princesse peut-elle s’en sortir avec pour seules armes : sa répartie et son téléphone ? Oserez-vous croquer cette pomme d’amour et découvrir le cœur des princes de votre entourage ?

Ce que j’en ai pensé : Avec la sortie du dernier film Disney, nous sommes nombreuses à être encore dans l’ambiance magique des contes de fées. Autant dire que « Ne m’appelez pas Blanche-Neige » sort à point nommé !

L’auteure nous propose une adaptation contemporaine du célèbre conte avec des personnages complexes et une intrigue rythmée, le tout aboutissant à un roman divertissant et émouvant. Il est très facile de s’identifier au personnage de Blanche, une introvertie un peu solitaire qui voit son monde s’écrouler lorsqu’elle découvre la trahison des trois personnes qui comptent le plus pour elle.

Bien malgré elle, Blanche se retrouve au cœur d’une autre histoire de famille lorsqu’elle rencontre par hasard une bande de copains appartenant à la « jeunesse dorée ». Ce contraste frappant donne lieu à des scènes drôles et piquantes, en particulier avec Jay, un bad boy ultra sûr de lui et à la répartie bien sentie.

Une Blanche-Neige se devant de trouver son prince, il fallait lui dénicher le candidat idéal — séduisant mais sensible, populaire mais digne de confiance. L’auteure est parvenue à créer un personnage crédible avec Rob dont on découvre un passé sombre inattendu, ce qui lui confère une profondeur intéressante.

Petite mention spéciale au personnage excentrique de la sorcière qui m’a beaucoup amusée avec ses noisettes volantes !

J’ai passé un très bon moment en compagnie de Ne m’appelez pas Blanche-Neige, un roman qui reprend astucieusement tous les codes du conte original. Je le recommande vivement, ne serait-ce que pour le message qu’il transmet au sujet de l’amitié véritable dans un monde dominé par le paraître et les réseaux sociaux.

L’auteure a confirmé sur Twitter qu’elle comptait nous offrir des suites (?!), je m’en réjouis d’avance et je serai au rendez-vous !

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

Impyrium [Henry H. Neff]

L’une veut sauver l’empire, l’autre veut le détruire.

Un Cataclysme a ravagé la Terre. Le passé est tombé dans l’oubli. Les Faeregine, une famille de magiciens, ont sauvé le monde dévasté par les monstres et les démons. Pendant 3000 ans, les Faeregine ont régné sur Impyrium tels des dieux, oppressant les humains dépourvus de pouvoirs. Aujourd’hui, leur magie s’épuise, et leurs ennemis se multiplient.
Hazel est une princesse impériale qui rêve d’une vie tranquille au milieu des livres et des grimoires. Mais dans ses veines coule une magie ancienne. Une magie que l’impératrice souhaiterait utiliser pour restaurer le pouvoir de la famille. Une magie noire qui essaie de la dévorer…
Hob Smythe est un jeune mineur du Nord. Quand un étranger qui aurait connu son père décédé lui propose de poursuivre son rêve de renverser les Faeregine, Hob abandonne tout pour le suivre à la capitale. Là-bas, il devient un espion dont la mission est de se rapprocher de Hazel.

Hob et Hazel se retrouvent alors au cœur de luttes de pouvoir qui les dépassent. Ils ne le savent pas encore : la survie d’Impyrium pourrait bien dépendre d’eux.

Ce que j’en ai pensé : Je tiens à remercier les éditions Hachette de m’avoir donné la chance de lire ce roman via NetGalley. J’avais entendu beaucoup de bien de ce roman, certains critiques dressant même un parallèle avec l’univers Harry Potter. À certains égards, c’est une remarque pertinente.

Impyrium est une œuvre ambitieuse qui nous plonge dans un monde complètement inédit. Ancré au XXXIe siècle, le monde tel que nous le connaissons a totalement changé à la suite d’un événement majeur, un certain Cataclysme. Notre mappemonde actuelle n’existe plus. L’ordre sociétal est bouleversé et les modes de vie bien différents du nôtre. Oubliez les technologies, elles sont bannies pour avoir prétendument représenté un véritable danger ! Retour à un régime monarchique puissant, avec des strates sociales très marquées et des risques de rébellion, le tout enrobé de magie et de sorcellerie.

Ce roman est classé dans la catégorie jeunesse, mais je pense qu’un public trop jeune pourrait le trouver assez complexe à comprendre. Entre l’univers foisonnant de détails et la terminologie très travaillée, c’est un livre qui saura plaire aux jeunes adultes. J’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur incorpore de nombreuses références historiques et culturelles qui nécessitent parfois quelques recherches dans le dictionnaire. Attendez-vous à (re)découvrir des termes renvoyant à la société du Moyen Âge !

Impyria est une lecture stimulante, instructive et divertissante. La création de cet univers fouillé a indubitablement nécessité beaucoup de travail, il faut donc se laisser le temps d’intégrer tous ces nouveaux codes et un lexique singulier. Un passage un peu obligé en tant que premier tome. Mais, au fur et à mesure des chapitres, on se familiarise avec les enjeux des différents personnages, le contexte historique spécifique et la nature des protagonistes clés (mages, démons et créatures magiques à souhait !).

L’intrigue suscite beaucoup d’intérêt puisque divers niveaux de lecture sont proposés (d’où la nécessité d’avoir une certaine maturité pour les saisir). On peut tout à fait établir des parallèles avec les défis de notre propre monde contemporain.

L’idée de départ est vraiment intéressante et est particulièrement bien exécutée. Un premier tome réussi qui donne envie de se plonger dans une nouvelle saga d’envergure !

Ma note : ♥ ♥ ♥

Une (irrésistible) envie de sucré [Meg Cabot]

Heather Wells, ex-lolita de la pop, ne veut plus être victime de la mode. Elle se sent très bien en jean. Et sa vie d’avant, elle n’en veut plus. Elle décroche un job dans une résidence d’étudiants où l’on ne s’ennuie vraiment pas : deux filles meurent coup sur coup. Heather est persuadée qu’il s’agit d’un meurtre. Cela tombe bien car Cooper, le sublime garçon qui l’héberge dans sa sublime maison est détective. Une nouvelle vie commence pour Heather.

Ce que j’en ai pensé : Il s’agit du premier tome de la série Irrésistible, oeuvre de la reine de la chick lit — Meg Cabot. Vous avez forcément déjà vu son nom, voire lu l’un de ses livres. Elle est la plume derrière le succès planétaire « Le journal d’une princesse » (vous savez, la princesse Mia de Génovie ?) !

En lisant ce livre qui porte bien son nom (très sucré), j’ai eu l’impression de retomber en adolescence. C’est léger, pétillant et divertissant. Les personnages sont drôles et attachants, quoique parfois un peu caricaturaux.

Ex-starlette de la pop music, Heather se retrouve à travailler dans une résidence étudiante après avoir connu une fin de carrière chaotique (ses disques ne se vendaient plus très bien et pour couronner le tout, sa propre mère a volé sa fortune et est partie avec son manager en Argentine !!). Heureusement, elle peut compter sur Cooper, le frère de son ex-petit-ami, qui a accepté de lui offrir un toit, mais également sur ses collègues qui sont devenus sa nouvelle famille.

Persuadée qu’un meurtrier se cache derrière les « accidents » étranges survenus coup sur coup dans la résidence où elle travaille, Heather se lance dans une enquête qui la dépasse très vite. Parviendra-t-elle à faire toute la lumière sur cette affaire ? Finira-t-elle par avouer à Cooper les sentiments qu’elle éprouve à son égard ?

Avec ce roman, on passe un moment de détente très plaisant. C’est une comédie mi-romance mi-polar qui mêle habilement les codes du roman ado et du polar édulcoré.

On en redemande (heureusement 3 suites sont disponibles !)

Ma note : ♥ ♥ ♥

Journal de Mia (tome 1) de Meg Cabot

Journal de Mia - Tome 1 - La grande nouvelle

Le journal de Mia tome 1 : la grande nouvelle marque le début des aventures princières de Mia Thermopolis, une jeune new-yorkaise de quatorze ans qui découvre que son père est le prince héritier de Genovia, un petit pays coincé entre la France et l’Italie et dont personne n’a jamais entendu parler. Jeune ado complexée et un brin rebelle, Mia ne sent pas le moins du monde apte à ce rôle, d’autant que sa vie est suffisamment compliquée comme cela, entre ses disputes avec Lilly, sa meilleure amie à l’âme militante et sa mère fantasque qui commence une relation amoureuse avec son prof de math du collège, sans oublier ses amours inexistantes qu’elle attribue à son manque cruel d’atouts féminins. Il ne manquait plus que débarque sa grand-mère pour lui donner des « leçons de princesse » qui ne l’enchantent guère.

Ce que j’en ai pensé : Principalement destiné à un public adolescent, ce roman est drôle et attendrissant dans la façon d’aborder les problèmes courants chez les adolescentes, le tout saupoudré d’un peu de magie royale. Il s’agit en réalité d’une réédition puisque ce roman est sorti en 2000 sous le titre de Journal d’une princesse. Il a d’ailleurs été adapté avec succès au cinéma dans Princesse malgré elle avec Anne Hathaway. Toutefois, le livre et le film divergent parfois de manière assez importante. Par exemple, le livre présente une grand-mère princesse douairière intransigeante, autoritaire et hautaine tandis que le film a préféré une Julie Andrews sympathique et chaleureuse.

J’ai eu beaucoup de plaisir à me replonger dans une histoire que j’avais découverte à l’adolescence. On remarque que le texte a été remanié pour incorporer des références plus récentes comme Kate Middleton. Cette nouvelle parution en date du 29 juin 2016 permet ainsi à la nouvelle génération de découvrir cette aventure romanesque et princière remise au goût du jour avec succès.

Ma note : ♥ ♥ ♥