The Summer House [Jenny Hale]

Some summers will stay with you forever…

Callie Weaver and best friend Olivia Dixon have finally done it: put their life savings into the beach house they admired through childhood summers, on the dazzling white sand of North Carolina’s Outer Banks. They’re going to buff the salt from its windows, paint its sun-bleached sidings, and open it as a bed and breakfast.

Callie’s too busy to think about her love life, but when she catches the attention of local heartthrob Luke Sullivan, his blue eyes and easy smile make it hard to say no. He’s heir to his father’s property empire, and the papers say he’s just another playboy, but as they laugh in the ocean waves, Callie realizes there’s more to this man than money and good looks.

Just when true happiness seems within reach, Callie and Olivia find a diary full of secrets… secrets that stretch across the island, and have the power to turn lives upside down. As Callie reads, she unravels a mystery that makes her heart drop through the floor.

Will Callie and Luke be pulled apart by the storm it unleashes, or can true love save them?

My thoughts on the book: This is the first “summer” book I’ve read from Jenny Hale. I had already reviewed one of her Christmas novels a few months ago and I had really enjoyed the author’s writing style. So I knew that I was likely to enjoy this new publication.

And the promise of a feel-good, romantic story has been delivered. I really had a lovely time delving into this heartwarming tale. The whole cast was endearing and easy to like. Although at first, I was having some reservations about the “millionaire” side of Luke.

I couldn’t not say anything about this element of the book, especially given that I sort of criticized this recurring theme/cliché in chick lit in my last review of the French translation of “A Night With Grace Kelly” by Lucy Holliday. But, last weekend Pippa Middleton did marry that kind of rare man, so it is not as unrealistic as one would think, right? Let’s accept this feature as part of the wild romantic fantasy we might all nurture to some extent at some point! 😊

Overall, I enjoyed seeing the main protagonists slowly get to know each other. The author really managed to write warm scenes with vivid, dynamic descriptions. I really was under the impression that the film was unfolding before my eyes.

The Summer House is a feel-good love story for the hopeless romantics we all secretly are. Luke is the dream boyfriend we’d all wish to meet one day — kind, supportive and reliable. I recommend this book if you need a sweet, easy read to escape.

My score:  ♥ ♥ ♥ (= I liked it a lot)

*****

Special question for the author: I’m having some doubts about a short sentence that I found a bit odd in the context of the hurricane taking place near the end. Since Luke is a wealthy man, how come his sister is worried about where he would stay if his house is destroyed? One would think that accommodation wouldn’t be a problem for a millionaire? Or did I miss something?

EDIT (May 24) : Jenny Hale kindly answered my question on Twitter. If you need some background info like me, here it goes:

In a year, 38 million people visit overnight on a strip of land a mere 200 mikes long. During a big storm, People need to be in town for repairs but it’s a busy little place and very few hotels. Thanks for the review! Glad you enjoyed it. And all those visitors have rented cottages so they’re all booked or destroyed during a hurricane. Hope all that makes sense! 🙂

L’appel du Coucou [Robert Galbraith / J.K Rowling]

18741557Une nuit d’hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Jusqu’au jour où l’avocat John Briscow, frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. Strike est au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l’armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée un naufrage.
Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose de l’Internet, Strike est chargé d’enquêter sur la mort de Lula. De boîtes de nuit branchées en hôtels pour rock-stars assaillies par les paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et le manoir où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manœuvres inspirées par la vengeance.
Avis 4e de couverture : Avec son intrigue haletante et sa galerie de personnages plus vrais que nature, L’Appel du coucou, premier volet des aventures du détective Strike, s’inscrit dans la tradition du grand roman policier classique illustrée par Ruth Rendell et P.D. James.

Ce que j’en ai pensé : Rédigé sous un nom d’emprunt, le roman L’appel du Coucou est en réalité l’œuvre de la célèbre et talentueuse J.K Rowling, la « maman » d’Harry Potter. Ayant entendu des critiques dithyrambiques sur ce polar, j’avais bien l’intention de découvrir par moi-même si elle pouvait nous épater en dehors de l’univers magique du sorcier le plus connu au monde.

Avant toute chose, il ne faut pas avoir peur des « pavés » car ce livre fait 572 pages — un petit marathon livresque à relever ! Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas été vraiment emballée par ce récit, même s’il recèle de nombreux atouts.

Il faut bien reconnaître que le style narratif et la qualité de l’écriture sont au rendez-vous. Malgré des longueurs (à prévoir compte tenu du nombre de pages), l’intrigue est bien ficelée et le dénouement ne déçoit pas du tout. J’ai trouvé que l’auteure a particulièrement bien soigné les révélations finales autour du meurtrier et du mobile.

Toutefois, je n’ai pas été particulièrement tenu en haleine. Même si c’est une auteure de grand talent, je crois qu’il n’y aura qu’une seule et unique Agatha Christie dans le monde littéraire. D’ailleurs, le personnage principal, le détective privé Cormoran Strike manque d’un « je ne sais quoi » pour incarner un véritable détective charismatique. Certes il possède un passé très sombre, triste et émouvant qui peut susciter la compassion du lecteur, mais cela penche le plus souvent du côté pathos, que du côté inspirant. De par sa carrure, il est souvent décrit comme une bête. On est bien loin de l’image fringante d’un Hercule Poirot. Par conséquent, je n’ai pas été vraiment convaincue par ce personnage.

De manière globale, ce livre est divertissant et offre une enquête crédible, mais l’enquête ne m’a pas passionné outre mesure. Le suspense n’était pas palpable comme il peut l’être parfois dans des histoires policières. Je crois que mes attentes étaient un peu trop grandes, ce qui m’a fait comprendre la raison pour laquelle J.K Rowling a probablement préféré publier cette histoire sous un pseudonyme — éviter que le lecteur nourrisse de trop grandes attentes en raison de son succès phénoménal avec la saga Potter et tester la réaction du public sans a priori. Sauf que j’ai lu ce livre bien après sa parution originale, je n’ai donc pas eu le loisir de lire ce roman dans l’ignorance de l’identité réelle de Robert Galbraith.

Ma note : ♥ ♥ (=J’ai bien aimé mais sans plus)

La véritable histoire de Lady L [Monica Ali]

Ne vous fiez pas aux apparences, Lady L. n’est pas celle que vous croyez. La femme sans histoire de cette petite ville américaine cache bien des secrets. Ceux d’une princesse anglaise disparue quelques années plus tôt, morte aux yeux du monde et bien décidée à le rester. Après le succès de Sept mers et treize rivières et de En cuisine, Monica Ali ressuscite Diana, le temps d’un roman plein de mystère, de suspense et de charme.

Ce que j’en ai pensé : L’idée de départ de ce roman me plaisait. Partant du principe « Et si ? », l’auteure invente un tout autre épilogue à la saga royale de Diana. Et si elle n’était pas vraiment morte ? Et si le pont de l’Alma n’avait été qu’un « quasi accident » ? Et si elle était partie vivre cachée loin de tous (un peu comme les mythes entourant Elvis ou toute autre figure devenue mythique) ? Je nourrissais beaucoup d’espoir pour ce livre qui s’annonçait prometteur et très divertissant.

Autant dire que j’ai été globalement déçue. Je me suis beaucoup ennuyée. J’avais l’impression que l’histoire ne décollait jamais, qu’on avançait dans l’intrigue en patinant. Les personnages secondaires m’ont semblé fades et la « réalité » de cette deuxième vie — version Madame Toutelemonde — sans intérêt et très peu attrayante pour celle qui avait vécu au cœur des strass, des paillettes et des privilèges.

Bon, le volet psychologique du livre est quand même intéressant. On entend souvent la « voix » ou les pensées de l’ancienne princesse à travers des lettres ou des monologues intérieurs. Ses doutes, ses craintes, ses regrets/remords en pensant à ses fils, sa façon de gérer un quotidien, un budget, etc. C’est plutôt un atout car elle avait un profil très particulier et une relation ambivalente dangereuse avec cette presse qui était devenue sa drogue.

Je dois tout de même reconnaître que les deux ou trois derniers chapitres ont été plus rythmés et romanesques. Attention, vous allez découvrir une ancienne princesse un chouïa « Bonny & Clyde ». Sauf que ça ne rattrape pas vraiment le reste.

Au bout du compte, on se dit que le « vrai » destin a choisi une fin en adéquation avec cette figure hors norme, si l’on peut dire les choses ainsi malheureusement.

Ma note : ♥

La Ferme du bout du monde [Sarah Vaughan]

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise.

Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille et ses secrets.

1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin.

Eté 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira.

Deux été séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

« La Ferme du bout du monde entremêle habilement passé et présent, et dépeint avec une grande force d’évocation et une belle sensibilité la passion, la perte, les relations familiales et les conséquences parfois dramatiques de la guerre. »

Karen Viggers

Ce que j’en ai pensé : J’ai beaucoup aimé La Ferme du bout du monde. L’auteure nous offre un récit bouleversant et très humain. Trois grands axes forment la colonne vertébrale de ce roman — le passé douloureux de Maggie, la remise en question professionnelle et personnelle de Lucy et les difficultés des exploitations agricoles dans les endroits reculés.

Le lecteur se laisse donc transporté avec plaisir dans cette saga familiale se déroulant selon deux chronologies : l’époque de la Seconde guerre mondiale avec la jeunesse de Maggie et notre époque contemporaine avec la descendance de Maggie. La narration est de qualité, les rebondissements s’enchaînent de manière assez rythmée, les descriptions tant paysagères qu’émotionnelles sont particulièrement captivantes. On s’imagine avec aisance la frénésie de Londres d’un côté et les vastes panoramas de la Cornouailles, d’un autre côté, une région tantôt calme, tantôt sauvage — une subtile mise en abîme du parcours intérieur des nombreux personnages.

Roman très ancré dans l’actualité, je tiens à souligner qu’il aborde avec beaucoup de justesse et de retenue les profondes difficultés du monde rural : les très lourdes dettes des fermes, la fatigue physique et morale des exploitants, l’isolement et le rôle de la famille. Ce roman mérite d’être connu, ne serait-ce que pour cela.

Enfin, l’évolution des mœurs entre les années 40 et notre époque est flagrante, particulièrement sur le plan de l’émancipation des femmes. Le personnage tout à fait détestable d’Evelyn (la mère de Maggie) incarne cette époque rétrograde où les filles-mères étaient mises au ban de la société de la manière la plus cruelle qui soit.

Pour conclure, je recommande vivement La Ferme du bout du monde, un livre très touchant ; une fiction bien ancrée dans le réel.

Ma note : ♥ ♥ ♥

Sois sage Reine-May [Colline Hoarau]

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51eEmUFeQjL._SX322_BO1,204,203,200_.jpgÀ dix ans, Reine-May quitte son île, la Réunion, pour être adoptée par un couple de Bretons dans le Centre Bretagne, à Sainte-Tréphine. Quelques années plus tard, elle reçoit une lettre. Elle doit venir régler des affaires dans l’Océan Indien. C’est un voyage dans le temps dans deux univers différents : la Bretagne et la Réunion. Le lecteur plonge dans les charmes de ces régions éloignées. Reine-May a un secret que nous serons amenés à deviner et à découvrir. Ce troisième roman de l’auteure est entraînant, oscillant entre la découverte et l’émotion. Bon voyage à ceux qui auront la chance de le commencer !

Ce que j’en ai pensé : Sois sage Reine-May est une lecture touchante qui aborde des thèmes profonds comme le déracinement, la tolérance et le vivre ensemble. À travers le regard étonnamment mature de la jeune Reine-May, on découvre les difficultés liées au choc des cultures, le tout sous-tendu par un secret familial et personnel profondément enfoui que ce personnage principal devra affronter lors de son retour sur son île natale.

Fort d’une belle écriture, ce livre offre un voyage émouvant entre deux terres réputées pour leur caractère et leur culture — la Bretagne et la Réunion. Au départ (et au vu des premiers indices), je m’attendais à une histoire portant sur le drame des enfants de la Creuse. Toutefois, mes doutes se sont vite estompés en découvrant les conditions de vie offertes par ce couple breton à la jeune Réunionnaise. Le secret de Reine-May porte sur un autre thème tout aussi dramatique que je vous invite à découvrir en lisant cet ouvrage.

Je recommande chaleureusement ce livre qui offre un regard très intéressant sur ces deux destinations, leurs coutumes et leur langue respective. Un très joli hymne à la diversité.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥

Les larmes de Cassidy [Amy Wane]

32468923Paris, 1935.
Matthew Alban-Wilson est un jeune et brillant docteur et exerce dans un hôpital parisien. Il s’intéresse tout particulièrement à une patiente dans le coma, arrivée sept ans plus tôt. Lorsque celle qu’il a prénommée Blanche se réveille miraculeusement, le docteur ne peut refréner sa curiosité. Inspiré par les travaux de sa mère, écrivaine, et de sa grand-mère, psychiatre, Matthew demande à Blanche de lui raconter son histoire. La jeune femme est en réalité Cassidy McMurray, une aristocrate irlandaise. De Clifden à Paris en passant par l’Inde, les mots de Cassidy et la plume de Matthew retracent l’histoire d’une fille de l’Eire, l’histoire d’une femme du XXe siècle. Retrouvera-t-elle sa vie d’avant ?

Ce que j’en ai pensé : Les larmes de Cassidy est un vrai roman coup de cœur. L’auteure fait preuve d’une très belle plume à la fois sensible et raffinée. Les personnages sont attachants et les rebondissements s’enchaînent à un rythme soutenu. Le roman oscille entre les moments tragiques et les instants de bonheur. Cassidy est une jeune aristocrate atypique qui a été parfaitement éduquée dans l’optique de reprendre les rênes de l’empire industriel familial. Mais, à cette époque, diriger une entreprise, a fortiori un conglomérat pesant des milliards, n’est certainement pas une prérogative des femmes. Dans cette société patriarcale, Cassidy rencontrera une kyrielle de difficultés et de drames qui l’ébranleront au plus profond d’elle-même. Aura-t-elle le courage de surmonter toutes ces épreuves du destin afin d’occuper la place dont Sullivan, son père, rêvait pour elle ?

En tant que lectrice, on se plonge avec plaisir dans cette saga où les connaissances historiques de l’auteure sont manifestes. De la verte Irlande à l’Angleterre, en passant par les États-Unis, la France et l’Inde, on embarque dans une aventure rythmée par les drames familiaux, les secrets personnels et les amours contrariées, le tout ancré dans une société régie par les mœurs de la bonne société qui sont rarement favorables à l’émancipation de la femme. La narration se caractérise par de nombreux va-et-viens temporels, mais cela n’entrave en rien la lecture — il s’agit d’un récit ambitieux couvrant un siècle d’événements !

On ne peut pas rester indifférente au destin exceptionnel et romanesque de cette aristocrate irlandaise avide de liberté, une figure pionnière profondément en avance sur son temps.

Les larmes de Cassidy est un roman dépaysant, bouleversant et émouvant que je recommande mille et une fois !

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

 

Les chroniques de Spiderwick [Holly Black]

Si vous ne croyez toujours pas aux fées et aux autres créatures fantastiques, découvrez les aventures des enfants Grace avec Les Chroniques de Spiderwick.

Cette édition réunit les cinq livres, à savoir Le livre magique, La lunette de pierre, Le secret de Lucinda, L’arbre de fer et La colère de Mulgarath.

Dans la veine des autres célèbres romans d’aventure jeunesse, Les chroniques de Spiderwick se lit avec beaucoup d’aisance et de plaisir. Petit ou grand, le lecteur se plonge dans un univers merveilleux peuplé de fées, de gobelins, de trolls et de géants. La confrontation entre le monde des humains et celui des créatures magiques est bien agencée et divertissante. L’auteure a su insuffler de l’humour et de l’excentricité, notamment au travers de la petite créature qui vit dans les murs du manoir. Très colérique, il sait se montrer très inventif dans les punitions qu’il inflige aux enfants Grace.

Les enfants Grace sont les héros de cette aventure épique tantôt féerique, tantôt cauchemardesque avec des monstres terrifiants, voire même violents. Non seulement ils doivent gérer l’impact du départ de leur père et s’habituer à une nouvelle demeure assez étrange, mais en plus ils se retrouvent au milieu d’une aventure aussi incroyable que dangereuse qui mettra leur courage et leur détermination à l’épreuve.

Les enfants Grace parviendront-ils à se débarrasser du grand méchant Mulgarath et à sauver leur mère ? Qu’adviendra-t-il du Grand livre d’Arthur Spiderwick à l’origine de tout l’aventure ?

Ma note : ♥ ♥ ♥

La version cinématographique est à certains égards très différente du livre, mais sympathique quoi qu’il en soit.