Tamara Balliana

Love in Provence [Tamara Balliana]

Cassie est Américaine et travaille comme consultante pour le groupe hôtelier Richmond. Son rêve ultime ? Diriger un jour un hôtel. Quand ses patrons l’envoient en France pour une dernière mission avant de lui confier un établissement, elle saute dans le premier avion pour Marseille, bien décidée à faire ses preuves.

Malgré son habitude des voyages, lorsqu’elle se retrouve dans le Lubéron, au cœur de la Provence des cartes postales, l’expérience est très différente de ce à quoi elle s’attendait ! Le mistral, la gastronomie à la française et le chant des cigales la plongent dans un univers dont elle n’avait jamais osé rêver.

Sa collègue Olivia va l’entraîner à la rencontre des personnages hauts en couleur de sa nombreuse famille, et Cassie ne restera pas insensible au charme troublant de Damien, le sexy directeur de l’hôtel. Son plan de carrière bien huilé résistera-t-il à ses aventures lubéronnaises, et à l’amour ?

Ce que j’en ai pensé : Malgré le titre laissé en anglais, il s’agit bien de la traduction française. Love in Provence est une comédie romantique idéale pour l’été. C’est léger, frais et pétillant. On ne se prend pas la tête et on suit avec plaisir les aventures provençales d’une Américaine, consultante hôtelière envoyée dans le Lubéron où elle va faire la rencontre de personnages tantôt flamboyants (Olivia la collègue et colocataire), tantôt bourrus (Vincent, le voisin dont le regard explose son baromètre de l’ennui). Cela donne le cadre idéal pour une mise en contraste de deux cultures et de deux modes de vie : l’Américaine en France. L’intrigue est certes cousue de fil blanc, mais l’on ne tient guère compte de ce défaut tant l’écriture est fluide, les péripéties rigolotes et le casting attachant.

Love in Provence répond aux critères de la romance et du genre chick-lit. Il saura plaire aux lectrices avides d’histoires d’amour qui se terminent bien, le tout au rythme étourdissant du mistral et dans un parfum entêtant de lavande !

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ (=J’ai adoré)

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Marie-Odile Ascher

La Voyageuse des îles [Marie-Odile Ascher]

1848, dans une plantation coloniale à l’île Maurice. Sita, 12 ans, grandit sous les cris et les coups des maîtres, rêvant du jour où elle, l’orpheline, la servante, pourra échapper à sa condition et au mariage arrangé qui lui est destiné.
À la même époque en Bourgogne, Guillaume, l’instituteur du village, souhaite se bâtir un avenir différent de celui promis par sa naissance.
Sita et Guillaume, deux fortes têtes bien décidées à ne jamais se laisser soumettre par le destin, devront se battre pour leurs rêves, envers et contre tous.

Ce que j’en ai pensé : Le synopsis s’annonçait prometteur — une histoire d’amour et d’émancipation à l’époque coloniale marquée par le racisme et un ordre social rigide, le tout dans le décor tropical de l’île Maurice.

Une jeune servante indienne tient à échapper à sa condition et à un mariage arrangé, la norme dans la culture indienne. Impétueuse et avide d’indépendance, Sita apprend à lire et à écrire toute seule, ce qui lui vaudra l’admiration de Mademoiselle Charlotte, la fille des Casterlregnault, des planteurs français très attachés à l’ordre social. Cédant aux requêtes de leur fille, ils acceptent tout de même d’accueillir Sita comme demoiselle de chambre. Mary, la préceptrice anglaise, lui donne même des cours, épatée par les capacités de la jeune indienne.

En parallèle, le lecteur suit une histoire assez semblable avec Guillaume, un jeune homme ambitieux aux origines très modestes qui veut s’affranchir du carcan social dans lequel il se sent à l’étroit. Profitant d’un coup de pouce du destin, il va se réinventer très loin de sa campagne de Bourgogne. Son ascension sociale ne sera pas sans quelques remous, mais son rôle dans la vie de Sita sera crucial.

Entre Sita, une héroïne forte et avant-gardiste, et Guillaume, homme d’affaires audacieux et sensible, une histoire d’amour pourrait-elle s’épanouir malgré les médisances de la bonne société ?

La Voyageuse des îles est une bien jolie fresque historique. Forte d’une écriture riche et dense, l’histoire souffre tout de même d’un surplus de détails qui alourdit parfois la narration — exemple typique de « surécriture ». Le récit gagnerait à se délester d’un peu de fioritures descriptives pour dynamiser l’action.

Au-delà de ça, je conseille vraiment cette lecture pour sa perspective de la culture indienne, du féminisme et de l’époque coloniale à Maurice et à La Réunion. Je tiens à souligner que l’épilogue est particulièrement émouvant et réussi.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ (=j’ai adoré)

Sarah McCoy

Le souffle des feuilles et des promesses [Sarah McCoy]

Hallie Erminie, issue d’une famille de planteurs du Kentucky, est une jeune femme de caractère. À New York, où elle s’est mis en tête de trouver un éditeur qui publierait son premier roman, elle fait la connaissance de Post Wheeler, un journaliste célibataire et fier de l’être. Sous des abords arrogants et rustres, il est en fait d’une compagnie agréable.

Tous deux discutent à bâtons rompus de la vie culturelle new-yorkaise, bouillonnante en cette fin de xixe siècle, et s’attachent l’un à l’autre sans oser se l’avouer. Malheureusement, quand Post part pour l’Alaska du jour au lendemain, la possibilité d’une histoire d’amour s’évanouit.

Commence alors un chassé-croisé, des États-Unis à l’Italie en passant par l’Angleterre et la France. À chacune de leurs rencontres, les sentiments des deux jeunes gens ne font que croître. Le destin les réunira-t-il enfin ?

Sarah McCoy vit au Texas, où elle donne des cours d’écriture à l’université, tout en se consacrant à ses romans. Après l’immense succès d’Un goût de cannelle et d’espoir et d’Un parfum d’encre et de libertéLe Souffle des feuilles et des promesses est son troisième ouvrage publié en France.

Ce que j’en ai pensé : C’est le premier roman que je lis de l’auteure Sarah McCoy et j’ai été agréablement surprise. Il réunit tous les ingrédients d’une fresque romanesque et bouleversante. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai appris à la fin du roman (dans la partie Remerciements) que les personnages principaux (Hallie et Wheeler) avaient bel et bien existé !

Les deux héros mènent une vie absolument captivante et extraordinaire, marquée par de nombreux voyages à travers le monde, des succès professionnels et une véritable histoire d’amour. On prend beaucoup de plaisir à les suivre dans leurs incroyables aventures, que ce soit en Alaska à la recherche d’or pour Wheeler ou à travers l’Europe pendant l’un des périples de Hallie (entre bals royaux en Angleterre et batifolages sur la Côte d’Azur).

Certes, au début, il m’a fallu quelques chapitres pour bien rentrer dans le récit, mais une fois lancée, j’étais séduite par ces deux destins hors du commun. Romancière à succès, Hallie est une femme indépendante à fort caractère, très en avance sur son époque (le récit se déroule à la fin du 19e et au début du 20e siècle), en particulier eu égard à ses origines sudistes, une région réputée pour son conservatisme. Ses romans subversifs, parfois sources de scandales, lui permettent de se faire un nom dans le monde de la littérature américaine, mais également de rencontrer des grands noms de l’histoire comme le Président Roosevelt ou bien l’écrivain Mark Twain ! Hallie est une héroïne inspirante et attachante que la lectrice ne peut qu’apprécier à sa juste valeur.

Par ailleurs, je tiens à souligner le contexte historique qui offre une fascinante toile de fond au roman. On remarque sans difficulté l’important travail de recherche effectué par l’auteure. Très fouillé, ce roman nous embarque dans un voyage dans le temps fort sympathique.

Petit bémol : je trouve le titre original « Proof of Providence » beaucoup plus parlant que la traduction française (Le souffle des feuilles et des promesses) certes très poétique, mais franchement plus énigmatique. En effet, dès leur rencontre, Hallie et Wheeler réalisent qu’ils ne partagent pas la même vision de la vie sur un point ; Hallie ayant foi en la providence (et croyant aux signes du destin) et Wheeler étant beaucoup plus pragmatique. Le titre anglais est donc une référence directe à un thème qui oppose les deux héros dès leur première rencontre — un fil rouge qui se maintiendra jusqu’au dénouement du roman.

Je recommande vivement ce roman si vous avez besoin d’évasion et de romantisme.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ (=Coup de cœur)

Sarah Marquis

Sauvage par nature [Sarah Marquis]

De Sibérie en Australie : 3 ans de marche extrême en solitaire

Ne vous fiez pas aux apparences, Sarah Marquis est une vraie guerrière capable d’échapper aux attaques des cavaliers mongols et aux trafiquants de drogue dans la jungle laotienne. A l’approche du danger, elle se cache, glisse dans la nuit et se déguise en homme pour survivre.

Les animaux sauvages et la nature sont sa famille. Elle s’endort comme un bébé aux côtés des serpents, des loups, des chevaux sauvages, des kangourous. Dépouillée de tout confort et de superflu mais pourvue de l’essentiel, cette jeune femme s’est adaptée aux conditions les plus extrêmes pour mieux comprendre ce qui nous lie à la Terre et au « tout ».

Sarah Marquis nous livre le récit – tantôt drôle, tantôt poignant – de son odyssée de 1 000 jours et 1 000 nuits. La force de ses pas vous inspirera le respect. Sa philosophie de vie vous donnera le goût de l’aventure et vous emmènera au-delà de ces terres inconnues.

Ce que j’en ai pensé : L’exploit est tel que je me suis plongée dans ce livre dans l’espoir de vivre par procuration une épopée hors norme. Et c’est bien ce qu’offre cet ouvrage captivant et fascinant. Sarah Marquis relate avec beaucoup de sensibilité son incroyable périple.

On la suit de Mongolie à la Chine, de la Sibérie au Laos en passant par la Thaïlande, découvrant au fur et à mesure ses mésaventures dans ses terres manifestement hostiles à bien égards pour une femme blanche seule qui marche loin des pistes touristiques. Des cavaliers mongols saouls et exhibitionnistes aux hommes armés dans la jungle du Laos, sans parler de son expulsion de Chine ou de son crochet au Japon pour ses ennuis dentaires, Sarah nous raconte son parcours semé d’embûches. Obligée de se cacher, de « fuir » les gens par sécurité, elle fera tout de même quelques jolies rencontres, une petite poignée de personnes généreuses dans ce qui semble un océan d’habitants distants, parfois agressifs. Le choc culturel dans toute sa splendeur ! Sur ce point, son récit ne donne pas du tout envie de visiter l’Asie ! Je suis époustouflée par la force mentale et physique dont elle a fait preuve car ce projet exceptionnel n’est pas à la portée de tous (et toutes !). Heureusement, elle a toujours pu compter sur son équipe, ses contacts et son chef d’expédition pour se sortir des mauvais pas. Son odyssée en Asie est prodigieuse, bien au-delà du concept « hors des sentiers battus ». A travers son regard singulier, j’ai pu parcourir des contrées inconnues et vibrer au fil des péripéties. Il y aurait bien matière à en faire un film passionnant.

J’ai particulièrement aimé la dernière partie sur l’Australie où sa sécurité est bien moins menacée, où la population est beaucoup plus bienveillante et accueillante. Là où elle peut plus facilement se fondre dans la masse. C’est une partie très émouvante, surtout lorsqu’elle rencontre ses dernières difficultés en Australie du Sud.

Le seul reproche que je ferais ? Le côté « survol » de certains tronçons de son odyssée, notamment en Sibérie. On aurait aimé en savoir plus car son récit donne l’impression d’un passage éclair. Elle a pourtant passé 2 ans à marcher en Asie !! Toutefois, son passage en Sibérie a été marqué par une tragédie personnelle : elle est émotionnellement abattue par la mort de son chien. Un passage crève-cœur même pour le lecteur. Il est possible que l’auteure n’ait pas souhaité s’attarder sur ce tronçon du parcours solitaire.

Sauvage par nature est un ouvrage totalement dépaysant qui vous fera voyager, frémir et vibrer. Un récit bouleversant d’humanité qui est peut-être trop court pour couvrir réellement tous les aspects de ces 3 années de marche extrême. Quoi qu’il en soit, il ne laisse pas indifférent et offre au lecteur un beau regard sur la vie et la relation des hommes avec la nature (faune comme flore). Entre moments de grande fatigue et de pur émerveillement, Sarah Marquis partage avec générosité ses moments les plus marquants de ce projet complètement hors norme !

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ (=Vrai coup de cœur)

Kate Alcott

The Dressmaker [Kate Alcott]

Torn between her dreams and the truth, she was faced with an impossible choice . . .

Tess, an aspiring seamstress, is stunned at her luck when the famous designer Lady Lucile Duff Gordon hires her to be a personal maid on the Titanic‘s doomed voyage. When disaster strikes, Tess is one of the last people allowed on a lifeboat – her employer also survives. On dry land, savage rumours begin to circulate: did Lady Duff Gordon save herself at the expense of others?

Tess’s dream of becoming a skilled dressmaker is within her grasp but now she is faced with a terrible choice. Suddenly she finds herself torn between loyalty to the fiery woman who could help her realise her ambitions and the devastating truth that her mentor may not be all she seems.

My thoughts on the novel:  The Dressmaker isn’t just another book about the Titanic. Much has already been said and written about the tragic event, but this novel offers a fresh and compelling new perspective by focusing on the aftermath of the shipwreck — especially the U.S Senate hearings, the inquiry and all the press scandals. From the characters to the plot and the writing style, everything is of top quality. The reader cannot but feel as though he/she were travelling back in time one chapter after the other. It is a riveting, engrossing novel that cannot leave you unmoved.

The part taking place onboard the Titanic is beautifully written, and deeply emotional when the actual sinking occurs. But, the rescue on the Carpathia isn’t the end of troubles for the main characters. From New York to Washington, they find themselves dealing with press scandals, public humiliation and political turmoil. The context is very much detailed, you can almost sense how it must have been like living there at the beginning of the twentieth century.

What’s striking is how the author leads the reader to reflect on the notion of bravery, especially when a scandal broke about the almost empty Lifeboat One and some alleged bribes. How would one react if they found themselves in a profoundly distressful situation? Would they act as heroes or would they let fear dictate their behavior? Are there really villains or simply flawed human beings trying to survive a terrible ordeal? The Dressmaker offers an enlightening perspective on the choices we all make, especially in dire situations.

I have been deeply moved by the excellent narrative, the underlying messages and the complexity of the characters. Tess is an intriguing character. She’s as strong-willed as she is sensitive. I was particularly enthused about the ending she gets. Some would say that she’s a clueless ingenue for being distraught by having not one, but two love interests. If you look beyond the surface, the author is sending a strong message about women’s possibilities in life. She embodies a modern, inspiring female figure. As for Lady Lucile Duff Gordon, you might initially believe she’s a caricature because of how arrogant and condescending — borderline bipolar — she comes across. But, do read till the end, there’s more to it than you might think. Lastly, I’ll mention the character of Pinkie, a fearless, independent reporter who will make your day when you read the final chapters.

The Dressmaker is a vivid, touching, deeply emotional novel that I strongly recommend.

A true gem not to be missed!

My score:  ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Wendy Wallace

La Dame des deux terres [Wendy Wallace]

1882, une jeune femme débarque en Égypte : un voyage fascinant mais terriblement dangereux…

À vingt-trois ans, Harriet Heron, gravement asthmatique depuis l’enfance, n’a quasiment jamais quitté Londres, pourtant fortement polluée par les fumées à cette époque de la révolution industrielle. Passionnée d’égyptologie, elle convainc sa mère Louisa de l’emmener à Alexandrie, afin de soigner son asthme. Sa tante Yael, vieille fille bigote, sera du voyage.
Elles rencontrent au cours de la traversée un peintre séduisant, qui s’avère être une ancienne connaissance de Louisa. Arrivée à Alexandrie, Harriet est envoûtée par les lieux – la jeune fille surprotégée commence enfin à vivre ! Elle est toutefois troublée par le mystérieux passé de sa mère, et des émeutes meurtrières viennent perturber le séjour. Harriet devra alors surmonter son handicap et triompher du danger qui la menace.

Ce que j’en ai pensé : Fort d’une couverture très soignée et attrayante, le roman La Dame des deux terres est une perle. Véritable coup de cœur de ce début de l’année, il compte parmi ses romans qui vous transportent dès les premiers chapitres. De la pollution étouffante de Londres aux paysages exotiques et ensoleillés de l’Égypte, embarquez dans ce merveilleux voyage riche en émotions !

Au travers du regard de Harriet, le lecteur vit par procuration au rythme de la vie comme elle l’était au 19e siècle pour une partie de la population relativement aisée. Les descriptions sont vivantes et captivantes, comme la partie portant sur la traversée en bateau où l’on a parfois l’impression de revoir des scènes du début du film Titanic (fort heureusement sans la fin tragique !). L’arrivée en Égypte est particulièrement bien écrite, on sentirait presque les odeurs et l’atmosphères locales, de la zone portuaire aux rues étroites peuplés d’enfants indigents.

Ce roman sait surprendre le lecteur avec des moments déchirants, à l’image de la scène tragique réunissant Harriet et M. et Mme Cox. Entre les péripéties inattendues, les secrets du passé de Louisa et la quête de liberté de Harriet, le récit est dynamique et exempt de temps morts. Le personnage de Yael, la tante célibataire, est particulièrement intéressant grâce à une personnalité complexe et une évolution scénaristique soignée.

Parmi les atouts majeurs de ce roman, on retiendra le choc des cultures (Occident/Orient) à l’époque coloniale ; la présence de thèmes centraux comme la place de la femme, le poids de la religion, l’importance des codes sociaux et de la bienséance, l’omniprésence du concept du mariage (pour les hommes comme pour les femmes).

De surcroît, je tiens à souligner l’utilisation pertinente et plaisante de termes étrangers (en arabe, en allemand), ce qui contribue à renforcer la crédibilité du récit, conjointement avec les éléments historiques. Il est évident que l’auteure a consacré du temps aux recherches — du Caire à Alexandrie, en passant par Louxor, le lecteur se plonge dans l’histoire de l’Égypte antique, notamment au travers de la passion que Harriet voue aux hiéroglyphes, une activité qui s’inscrit dans sa quête visant à commencer à vivre, tout simplement.

Offrant un voyage dans le temps et dans l’espace, ce roman est émouvant, poétique et sensible, sublimé par un style d’écriture méticuleux et élégant. Dépaysement garanti !

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Suzan Tisdale

La fille de Laiden [Suzan Tisdale]

Angleterre, 1343 – Orpheline de mère, Aishlinn est élevée par son père et ses frères, des êtres durs et cruels. Sa vie change à jamais la nuit où, confrontée à la terrible violence d’un homme, elle croit commettre l’irréparable et se voit contrainte de fuir son pays. Seule, à cheval, elle prend la route de l’Écosse.

Son destin prend de nouveau une tournure inattendue lorsque, à bout de force, elle est secourue par une bande de guerriers Highlanders, menée par le redoutable Duncan McEwan. Mais elle découvre bientôt que si ce dernier est un féroce guerrier, il n’en est pas moins un homme bon et respectueux qui fait le vœu de la protéger.

Entourée des Highlanders, Aishlinn reprend goût à la vie et découvre peu à peu que, loin d’être ordinaire et insignifiante comme elle le croyait, elle possède une force et un charme qui séduisent les hommes.

Parviendra-t-elle à échapper aux Anglais lancés à sa poursuite ? Doit-elle résister à l’attirance irrépressible qui la pousse vers Duncan ? Au milieu des paysages sauvages des Highlands, Aishlinn, la fille de Laiden, va devoir faire face à son destin.


Ce que j’en ai pensé

Envie d’aventure, de romance et d’action ? Je vous recommande chaudement ce roman qui vous fera voyager dans les superbes terres sauvages d’Écosse.

L’auteure fait preuve d’excellents talents de conteuse. Elle parvient à nous embarquer dans cette histoire haletante portée par une jeune Aishlinn frêle mais battante. Son évolution au fil des chapitres est bien traitée. On découvre un personnage à la psychologie complexe et à la personnalité attachante.

La narration est captivante, on se laisse happer par les tourments de ce personnage profondément malmené par les hommes rustres qui l’entourent — enfin jusqu’à ce que le destin lui soit plus favorable en mettant sur son chemin des Highlanders aussi séduisants que prévenants. Je regrette simplement l’usage incroyablement excessif de l’expression « jeune fille » tout au long de l’ouvrage. Cela alourdit les dialogues. Toutefois, c’est bien l’unique bémol que j’apporterai à ce livre.

Récit d’aventure où l’on se retrouve au cœur de batailles sanglantes rappelant Braveheart, on est également transporté par l’histoire d’amour passionnée et passionnante que vivent Aishlinn et Duncan, un Highlander aux nombreux attraits.

Sensible, rythmé et poignant, ce roman saura éveiller l’intérêt des lecteurs avides d’émotions. ⚔

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥