Eden : Le mirage de Gemma (Tome 1) [Blandine P. Martin]

Le mirage de Gemma (Eden, #1)Et si sa vie tout entière n’était qu’un mensonge ? L’humanité a abandonné la Terre dévastée pour Gemma, véritable havre de paix. Mais cette tranquillité a un prix… Entièrement dévouée au gouvernement, Eden est membre émérite du groupe de répression chargé de faire respecter la paix. Et pour faire régner l’ordre, elle n’hésite pas à faire usage de toute la violence nécessaire. Sa mission au service du peuple vaut tous les sacrifices. Mais son infiltration dans les rangs d’un groupe de rebelles, et les rencontres qu’elle y fera, dont une en particulier, vont faire vaciller ses valeurs et bouleverser ses certitudes. Pour les rebelles comme pour elle, tout pourrait bien changer…

Ce que j’en ai pensé : Si vous vous interrogez sur la nature d’une « dystopie », Wikipédia la définit notamment comme suit : « Une dystopie peut également être considérée, entre autres, comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie ». Une définition qui colle parfaitement à la société Gemma créée après la destruction de la Terre.

Eden est une Alpha, une tueuse chargée par le gouvernement d’éliminer les ennemis qui menacent cette société utopique, prétendument parfaite, établie par des idéalistes richissimes. Jeune femme au caractère impétueux, Eden doit infiltrer un groupuscule jugé ultra dangereux qui cherche à renverser le pouvoir en place. Pétrie de certitudes, Eden va voir sa vision manichéenne du monde voler en éclats au contact de ces rebelles. Elle découvre la face cachée de Gemma où des habitants sont nostalgiques de leur passé sur Terre et avides de libertés. Ils enfreignent les lois locales, notamment celle concernant la prohibition, en organisant des fêtes bien arrosées, s’adonnant à tous les vices dans des endroits tenus secrets.

De manière générale, j’ai trouvé l’univers de ce roman très développé, les personnages sont attachants à leur manière avec leurs excentricités (notamment Sam et sa manie de parler de lui à la troisième personne). L’atmosphère est globalement anxiogène, entre les kidnappings, les interrogatoires, la préparation de putsch par les rebelles et les douloureux secrets qui refont surface. Eden est aux prises avec un conflit interne très intéressant. Doit-elle rester fidèle à ses employeurs qui lui ont donné une nouvelle vie ? Ou finira-t-elle par rejoindre le camp des rebelles en découvrant la vérité sur les agissements des dirigeants de Gemma ?

Même si je n’irai pas jusqu’à dire que c’était un coup de cœur (ce n’est pas un genre qui s’y prête — à titre purement personnel), j’ai trouvé que c’était un roman captivant qui donnait vraiment envie de découvrir la suite.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ (=J’ai adoré)

Ma vie pas si parfaite [Sophie Kinsella]

À Londres et dans le Somerset, de nos jours.
Sorties culturelles, soirées animées, restos branchés, job de rêve dans une grande agence de pub, d’après ses comptes Facebook et Instagram, Katie, 26 ans, vit la vie géniale des it-girls de Londres.
En réalité, elle loue une fortune une chambre minuscule dans une coloc à presque deux heures du centre, vit sur un budget tellement serré qu’elle doit parfois choisir entre un repas et un « mokaccino » hors de prix et travaille pour une boss cauchemardesque. Et quand cette dernière décide de la virer sous un prétexte pour le moins léger, Katie n’a d’autre choix que de rentrer chez son père dans le Somerset.
Mais pas question de se laisser abattre. Londres ne veut pas d’elle ? Katie va trouver un moyen de faire venir Londres à elle et de faire de la ferme familiale l’endroit le plus hype de tout le Royaume-Uni. Tellement hype qu’il pourrait bien attirer les hipsters de la capitale et avec eux, de vieilles connaissances…

Ce que j’en ai pensé : Je connais plutôt bien Sophie Kinsella, célèbre auteure de chick-lit dont je garde un excellent souvenir avec les romans Twenties Girl, Un weekend entre amis et I’ve got your number, entre autres. C’est donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce nouvel opus au titre accrocheur.

Dès le premier chapitre, je me suis surprise à éclater de rire, les scènes cocasses étant particulièrement bien mises en scène et narrées avec légèreté. Les personnages principaux, notamment Katie, sont très attachants. L’univers est certes convenu (opposition campagne/ville), mais ce contraste saisissant permet de mettre en avant des personnages à forte personnalité, particulièrement Demeter, une working-girl autoritaire et détestée par son équipe, ou encore le père de Katie, un homme attendrissant qui se trouve à des années lumières de l’univers superficiel de la publicité/image de marque à Londres.

Le thème du roman est particulièrement d’actualité et saura éveiller l’intérêt de bon nombre d’adeptes des réseaux sociaux. Katie fait en effet partie de tous ces gens qui diffusent une image lissée et idéalisée de leur vie quotidienne sur Instagram, parmi d’autres plates-formes. Aux prises avec cette pression qui consiste à afficher en permanence une façade de bonheur constant et de réussite sans accroc, Katie doit affronter les difficultés financières qu’une vie à Londres impose à ceux qui démarrent leur carrière. En tant que lectrice, on suit avec bienveillance et empathie les hauts (et surtout les bas) du quotidien de Katie. Entre ces mésaventures humiliantes à Notting Hill, ses colocataires cauchemardesques et son travail bien loin des paillettes et du glamour, elle trouve un peu de réconfort en s’inventant une vie parfaite sur Internet.

Point fort du roman : j’ai été très agréablement surprise par la tournure des événements autour du personnage de Demeter. Les liens entre Katie et sa patronne vont radicalement évoluer et offrir à l’intrigue un virage intéressant et rythmé.

Globalement, j’ai passé un très bon moment en compagnie de ce roman qui est parfaitement adapté à un après-midi farniente à la plage. Sans être un coup de cœur, ni un livre profondément bouleversant, c’est un roman féminin divertissant, amusant et attendrissant avec un joli casting.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ (=J’ai adoré)

 

 

The Land of Stories: The Wishing Spell Book 1 [Chris Colfer]       

11607446Alex and Conner Bailey’s world is about to change, in this fast-paced adventure that uniquely combines our modern day world with the enchanting realm of classic fairy tales.
The Land of Stories tells the tale of twins Alex and Conner. Through the mysterious powers of a cherished book of stories, they leave their world behind and find themselves in a foreign land full of wonder and magic where they come face-to-face with the fairy tale characters they grew up reading about.
But after a series of encounters with witches, wolves, goblins, and trolls alike, getting back home is going to be harder than they thought.

My thoughts on the book: I discovered the saga by sheer luck one day while browsing a bookshop. It was the French translation “Le Pays des Contes” and I was immediately attracted to the beautiful cover. Unfortunately, when I was home I realized that I had purchased Book number 4!! Imagine my disappointment! I was clearly not about to read that one just yet. But, once past this little hiccup, I was actually overjoyed at the idea that there were more! Not wanting to wait for the first three books to arrive by post, I ordered the ebook version in English, which was great because I really wanted to read the original version anyway. Now, I cannot wait to reach Book 4 to experience the whole adventure in my mother tongue!

So, let’s get to it. What did I think of The Land of Stories? Well, I didn’t like it… I LOVED it! It’s brilliantly written, very funny (especially Conner whose sense of humour and sarcasm made me laugh many times), and riveting (a real page turner). I was taken by the story from the start. It’s fast-paced, deeply entertaining and true to the spirit of fairytales, but with a modern twist on these famous stories we’ve heard of so many times from growing up. I thought the characters of Goldilocks and Little Red Riding Hood were especially well thought-out and unexpected. And the way the story of the Evil Queen is told was incredibly stunning. It conveys a sobering message about human nature.

Overall, it’s a gripping, moving, enchanting tale that I highly recommend. Honestly, I’m so happy I learned about this book because it offers a real moment of escapism for both adults and children.

My score: ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ (=A must-read)

Le souffle des feuilles et des promesses [Sarah McCoy]

Hallie Erminie, issue d’une famille de planteurs du Kentucky, est une jeune femme de caractère. À New York, où elle s’est mis en tête de trouver un éditeur qui publierait son premier roman, elle fait la connaissance de Post Wheeler, un journaliste célibataire et fier de l’être. Sous des abords arrogants et rustres, il est en fait d’une compagnie agréable.

Tous deux discutent à bâtons rompus de la vie culturelle new-yorkaise, bouillonnante en cette fin de xixe siècle, et s’attachent l’un à l’autre sans oser se l’avouer. Malheureusement, quand Post part pour l’Alaska du jour au lendemain, la possibilité d’une histoire d’amour s’évanouit.

Commence alors un chassé-croisé, des États-Unis à l’Italie en passant par l’Angleterre et la France. À chacune de leurs rencontres, les sentiments des deux jeunes gens ne font que croître. Le destin les réunira-t-il enfin ?

Sarah McCoy vit au Texas, où elle donne des cours d’écriture à l’université, tout en se consacrant à ses romans. Après l’immense succès d’Un goût de cannelle et d’espoir et d’Un parfum d’encre et de libertéLe Souffle des feuilles et des promesses est son troisième ouvrage publié en France.

Ce que j’en ai pensé : C’est le premier roman que je lis de l’auteure Sarah McCoy et j’ai été agréablement surprise. Il réunit tous les ingrédients d’une fresque romanesque et bouleversante. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai appris à la fin du roman (dans la partie Remerciements) que les personnages principaux (Hallie et Wheeler) avaient bel et bien existé !

Les deux héros mènent une vie absolument captivante et extraordinaire, marquée par de nombreux voyages à travers le monde, des succès professionnels et une véritable histoire d’amour. On prend beaucoup de plaisir à les suivre dans leurs incroyables aventures, que ce soit en Alaska à la recherche d’or pour Wheeler ou à travers l’Europe pendant l’un des périples de Hallie (entre bals royaux en Angleterre et batifolages sur la Côte d’Azur).

Certes, au début, il m’a fallu quelques chapitres pour bien rentrer dans le récit, mais une fois lancée, j’étais séduite par ces deux destins hors du commun. Romancière à succès, Hallie est une femme indépendante à fort caractère, très en avance sur son époque (le récit se déroule à la fin du 19e et au début du 20e siècle), en particulier eu égard à ses origines sudistes, une région réputée pour son conservatisme. Ses romans subversifs, parfois sources de scandales, lui permettent de se faire un nom dans le monde de la littérature américaine, mais également de rencontrer des grands noms de l’histoire comme le Président Roosevelt ou bien l’écrivain Mark Twain ! Hallie est une héroïne inspirante et attachante que la lectrice ne peut qu’apprécier à sa juste valeur.

Par ailleurs, je tiens à souligner le contexte historique qui offre une fascinante toile de fond au roman. On remarque sans difficulté l’important travail de recherche effectué par l’auteure. Très fouillé, ce roman nous embarque dans un voyage dans le temps fort sympathique.

Petit bémol : je trouve le titre original « Proof of Providence » beaucoup plus parlant que la traduction française (Le souffle des feuilles et des promesses) certes très poétique, mais franchement plus énigmatique. En effet, dès leur rencontre, Hallie et Wheeler réalisent qu’ils ne partagent pas la même vision de la vie sur un point ; Hallie ayant foi en la providence (et croyant aux signes du destin) et Wheeler étant beaucoup plus pragmatique. Le titre anglais est donc une référence directe à un thème qui oppose les deux héros dès leur première rencontre — un fil rouge qui se maintiendra jusqu’au dénouement du roman.

Je recommande vivement ce roman si vous avez besoin d’évasion et de romantisme.

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ (=Coup de cœur)

Le savoir-vivre de la Parisienne [Laurence Caracalla]

« Pour être irremplaçable, il faut être différente », a résumé Coco Chanel. Être Parisienne n’est pas une question de lieu ou de naissance, c’est un état d’esprit, un mode de vie, une élégance d’une simplicité étudiée.

On dit parfois la Parisienne arrogante, snob ou agaçante. Mais son sens aigu de l’humour et son regard acéré sur le monde compensent largement ces quelques travers. Car la Parisienne est un symbole, celui de la vraie femme ; l’expression d’un idéal flatteur et exigeant. Sachant qu’elle est le meilleur porte-parole de sa ville, elle se donne du mal pour ne pas décevoir, traquant rides et kilos superflus, se ruinant en crèmes et petites robes noires simples et de bon goût. C’est sa politesse à elle. Oui, la Parisienne tient à être à la hauteur de son rôle.

Laurence Caracalla dévoile ses trucs, décrypte ses codes, raconte ce qu’il faut absolument savoir pour devenir une parfaite Parisienne : au quotidien, dans la rue, à pied ou en voiture, dans les dîners ou dans son dressing. Elle détaille ses défauts et ses qualités, ce qu’elle fait à merveille et qu’il faut imiter, ses lubies à éviter.

Ce que j’en ai pensé : Cet essai de moins de 200 pages est un petit concentré de divertissement. Le résumé m’avait séduit car il laissait présager un récit amusant, piquant et attrayant. Compte tenu de la réputation de la Parisienne, sans parler des fantasmes et des clichés qui l’entourent, je me suis dit qu’il y aurait forcément une petite analyse sociale pertinente à retenir.

Globalement, l’auteure nous offre un petit livre sympathique à lire. Si vous n’êtes pas Parisienne comme c’est mon cas, vous ne courrez aucun risque de vous sentir offensée par ce portrait qui n’est pas toujours très avantageux. La Parisienne aurait souvent bien besoin de se détendre. Certes superficielle et arrogante, elle est tout de même attachante et rigolote.

J’ai achevé cette lecture en très peu de temps. On la déguste comme une confiserie car au fond, qui n’adore pas détester la Parisienne ? Sans prétention, ce livre est léger, frais et pétillant. Parfait pour un après-midi farniente face à ces rayons de soleil dont raffole tant la fameuse Parisienne.

Ma note : ♥ ♥ ♥ (= J’ai beaucoup aimé)

Meet Clara Andrews – Book 1 [Lacey London]

24779543Meet Clara Andrews… Your new best friend!

With a love of cocktails and wine, a fantastic job in the fashion industry and the world’s greatest best friends, Clara Andrews thought she had it all.

That is until a chance meeting introduces her to Oliver, a devastatingly handsome American designer. Trying to keep the focus on her work, Clara finds her heart stolen by lavish restaurants and luxury hotels.

As things get flirty, Clara reminds herself that inter-office relationships are against the rules, so when a sudden recollection of a work’s night out leads her to a gorgeous barman, she decides to see where it goes.

Clara soon finds out that dating two men isn’t as easy as it seems…

Will she be able to play the field without getting played herself?

Join Clara, as she finds herself landing in and out of trouble, re-affirming friendships, discovering truths and uncovering secrets.

My thoughts on the book: Meet Clara Andrews is the first installment in the Clara Series by author Lacey London. I must admit that I had a fun time delving into this easy, light read, which is reminiscent of Bridget Jones and other chick lit novels. Clara has a likeable personality and she’s surrounded by good friends, which makes for an efficient cast.

Granted it contains your average amount of clichés (like the wealthy suitor) — and I also thought that Clara spent a crazy amount of time eating and drinking throughout the plot — but in the end, you get what you hope for, a heartwarming love story. Pretty much a guilty pleasure. Even though it’s not groundbreaking in the romance genre, it’s lovely and entertaining.

I think I’ll read the second book to see whether it gains in depth!

My score: ♥ ♥ ♥ (= I liked it a lot)

Sauvage par nature [Sarah Marquis]

De Sibérie en Australie : 3 ans de marche extrême en solitaire

Ne vous fiez pas aux apparences, Sarah Marquis est une vraie guerrière capable d’échapper aux attaques des cavaliers mongols et aux trafiquants de drogue dans la jungle laotienne. A l’approche du danger, elle se cache, glisse dans la nuit et se déguise en homme pour survivre.

Les animaux sauvages et la nature sont sa famille. Elle s’endort comme un bébé aux côtés des serpents, des loups, des chevaux sauvages, des kangourous. Dépouillée de tout confort et de superflu mais pourvue de l’essentiel, cette jeune femme s’est adaptée aux conditions les plus extrêmes pour mieux comprendre ce qui nous lie à la Terre et au « tout ».

Sarah Marquis nous livre le récit – tantôt drôle, tantôt poignant – de son odyssée de 1 000 jours et 1 000 nuits. La force de ses pas vous inspirera le respect. Sa philosophie de vie vous donnera le goût de l’aventure et vous emmènera au-delà de ces terres inconnues.

Ce que j’en ai pensé : L’exploit est tel que je me suis plongée dans ce livre dans l’espoir de vivre par procuration une épopée hors norme. Et c’est bien ce qu’offre cet ouvrage captivant et fascinant. Sarah Marquis relate avec beaucoup de sensibilité son incroyable périple.

On la suit de Mongolie à la Chine, de la Sibérie au Laos en passant par la Thaïlande, découvrant au fur et à mesure ses mésaventures dans ses terres manifestement hostiles à bien égards pour une femme blanche seule qui marche loin des pistes touristiques. Des cavaliers mongols saouls et exhibitionnistes aux hommes armés dans la jungle du Laos, sans parler de son expulsion de Chine ou de son crochet au Japon pour ses ennuis dentaires, Sarah nous raconte son parcours semé d’embûches. Obligée de se cacher, de « fuir » les gens par sécurité, elle fera tout de même quelques jolies rencontres, une petite poignée de personnes généreuses dans ce qui semble un océan d’habitants distants, parfois agressifs. Le choc culturel dans toute sa splendeur ! Sur ce point, son récit ne donne pas du tout envie de visiter l’Asie ! Je suis époustouflée par la force mentale et physique dont elle a fait preuve car ce projet exceptionnel n’est pas à la portée de tous (et toutes !). Heureusement, elle a toujours pu compter sur son équipe, ses contacts et son chef d’expédition pour se sortir des mauvais pas. Son odyssée en Asie est prodigieuse, bien au-delà du concept « hors des sentiers battus ». A travers son regard singulier, j’ai pu parcourir des contrées inconnues et vibrer au fil des péripéties. Il y aurait bien matière à en faire un film passionnant.

J’ai particulièrement aimé la dernière partie sur l’Australie où sa sécurité est bien moins menacée, où la population est beaucoup plus bienveillante et accueillante. Là où elle peut plus facilement se fondre dans la masse. C’est une partie très émouvante, surtout lorsqu’elle rencontre ses dernières difficultés en Australie du Sud.

Le seul reproche que je ferais ? Le côté « survol » de certains tronçons de son odyssée, notamment en Sibérie. On aurait aimé en savoir plus car son récit donne l’impression d’un passage éclair. Elle a pourtant passé 2 ans à marcher en Asie !! Toutefois, son passage en Sibérie a été marqué par une tragédie personnelle : elle est émotionnellement abattue par la mort de son chien. Un passage crève-cœur même pour le lecteur. Il est possible que l’auteure n’ait pas souhaité s’attarder sur ce tronçon du parcours solitaire.

Sauvage par nature est un ouvrage totalement dépaysant qui vous fera voyager, frémir et vibrer. Un récit bouleversant d’humanité qui est peut-être trop court pour couvrir réellement tous les aspects de ces 3 années de marche extrême. Quoi qu’il en soit, il ne laisse pas indifférent et offre au lecteur un beau regard sur la vie et la relation des hommes avec la nature (faune comme flore). Entre moments de grande fatigue et de pur émerveillement, Sarah Marquis partage avec générosité ses moments les plus marquants de ce projet complètement hors norme !

Ma note : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ (=Vrai coup de cœur)